05/08/2009 | communication | PDF | imprimer

Neyruz (FR)

Comm. FR., distr. de la Sarine, sur la rive gauche de la Glâne. Chavagny, fréquemment cité dans les documents médiévaux (dès 1138), est disparu. 1137 Nuerus, 1138 Nuruos, ancien nom all. Rauschenbach. 267 hab. en 1811, 444 en 1850, 555 en 1900, 620 en 1910, 593 en 1950, 1666 en 2000. Tumulus et quatre tombes à inhumation d'époque indéterminée. Ouvrage fortifié sur un éperon barré médiéval (ou préhistorique). Faisant partie de la seigneurie d'Arconciel, N. passa par alliance de la famille de Glâne à celle de Neuchâtel (entre 1138-1149). Dès le XIIe s., l'abbaye d'Hauterive devint le plus gros propriétaire terrien de N., y établit une grange et exerça la basse juridiction (siège au Châtelet). N. fit partie des Anciennes Terres (bannière de la Neuveville) au plus tard en 1442, du district de Fribourg de 1798 à 1848. Statuts communaux en 1677. Maison d'école remplacée par un nouvel édifice en 1836, bâtiment actuel de 1915; école ménagère (1928-1975). Au spirituel, N. releva de Matran, puis devint paroisse en 1844. Chapelle Sainte-Marie-Madeleine bâtie en 1432 (nouvel édifice consacré en 1738, détruit en 1953); église de l'Immaculée Conception édifiée de 1845 à 1848. Station sur la ligne ferroviaire Berne-Lausanne (tronçon Fribourg-Romont, 1862). La commune, autrefois essentiellement agricole (élevage et cultures fourragères), développe un fort caractère résidentiel, surtout depuis la mise en service de l'autoroute A12.


Bibliographie
– B. de Vevey, Châteaux et maisons fortes du canton de Fribourg, 1978, 259-260
– G. Nicolet, M. Riedo, Neyruz, 1138-1988, 1988

Auteur(e): Marianne Rolle