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Buonarroti, Filippo

naissance 11.11.1761 à Pise, décès 17.9.1837 à Paris, Toscan, naturalisé Français en 1793. Fils de Leonardo et Giulia Bizzarini. ∞ 1) Elisabetta Conti, 2) Teresa Poggi. Ancien robespierriste, B. est l'un des principaux chefs de la conspiration de Babeuf (1796). Condamné à la déportation à vie, il obtient en 1806 de s'établir à Genève, alors département français, sous surveillance de la police. Membre de la loge des Amis sincères, fréquentant d'autres loges, B. est probablement en rapport avec diverses sociétés secrètes (Philadelphes, Adelphie). Après la conspiration du général Malet, il est assigné à résidence à Grenoble (mars 1813). A la chute de l'Empire, il revient à Genève et, durant les Cent-Jours, souhaite s'associer au nouveau programme de Napoléon. Après 1815, B. organise et prend la tête de tout un ensemble de sociétés secrètes ayant pour but l'abolition de la propriété privée et la réalisation de l'égalité; ses membres sont aussi actifs dans la maçonnerie, chez les Carbonari, les Veri Italiani, les Fédérés piémontais de 1821, et dans la charbonnerie française. L'arrestation d'Alexandre Andryane à Milan en 1823 révèle le rôle de B. à l'Autriche qui demande son expulsion. B. reçoit l'ordre de quitter Genève en avril 1823; mais, en mars 1824, il se trouve à Russin, malade, dans la maison des Fazy; les autorités le somment de partir. B. gagne Bruxelles, où il publie en 1828 la Conspiration pour l'Egalité dite de Babeuf, dont s'inspireront les néobabouvistes. B. retourne à Paris après la révolution de Juillet.


Bibliographie
– M. Pianzola, «La mystérieuse expulsion de Philippe Buonarroti», in Cah. internationaux, 6, 1954, 53-66
– M. Vuilleumier, «Buonarroti et ses soc. secrètes à Genève», in Ann. hist. de la Révolution française, 42, 1970, 472- 505
DBI, 15, 148-161
– A. Saitta, Filippo Buonarroti, 2 vol., 1972
– A. Galante Garrone, Philippe Buonarroti et les révolutionnaires du XIXe s., 1975 (ital. 1972)

Auteur(e): La rédaction