02/07/2013 | communication | PDF | imprimer

Vaulruz

Comm. FR, distr. de la Gruyère, sur la route Bulle-Châtel-Saint-Denis, comprenant V. et plusieurs hameaux. 1115 Valle Rodulphi, 1303 Vaulruz (copie). Ancien nom all. Thalbach. 85 maisons en 1355, 34 en 1468, 453 hab. en 1811, 496 en 1850, 721 en 1900, 799 en 1950, 647 en 1970, 875 en 2000.

La trouvaille d'une épingle de bronze ne permet pas de conclure à un établissement romain sur le territoire de la commune. La seigneurie de V. s'est constituée peu à peu pour comprendre finalement, outre V., les villages ou hameaux de Romanens, Sâles, Maules, Les Mollettes, Rueyres et Treyfayes. Au XIIIe s., elle appartenait aux sires de Billens. Elle passa aux Blonay, puis vers le début du XIVe s, à Louis II de Savoie, baron de Vaud, qui affranchit les bourgeois et habitants de V. de la mainmorte en 1322 et leur octroya les franchises de Moudon. Malgré celles-ci, V. restera un village en raison de la concurrence de Romont et de Bulle. Mermet de Blonay et sa femme avaient conservé les droits de vidamie. En 1359, V. passa au comte de Savoie. En 1387, Jacques et Antoine Champion, de Saint-Michel en Maurienne, achetèrent la seigneurie. La veuve de François Champion la vendit en 1538 à Fribourg. V. fit partie du bailliage du même nom jusqu'en 1798, puis du district de Bulle jusqu'en 1848. Paroisse détachée de Riaz en 1308. L'église primitive Sainte-Marguerite était située à l'est de l'édifice actuel, consacré en 1819. V. possède également les chapelles Saint-Protais (consacrée en 1603, auj. fermée, ancien pèlerinage) et Notre-Dame de la Verguenaz (pèlerinage, premier oratoire vers 1880, bâtiment actuel de 1965). Le château, siège baillival, de forme trapue, semble dater du XIIIe s.; son plan carré est antérieur au type savoyard à tours cylindriques (Bulle, Romont); il fut fortement remanié par Louis II de Savoie. V. fut en partie incendié en 1561 et en 1820. Au XIXe s., les habitants pratiquaient l'élevage, l'arboriculture fruitière, exploitaient des scieries, des carrières de grès et des tourbières. Deux lignes de chemin de fer: au nord, celle de Bulle-Romont (1868) et au sud celle de Bulle-Châtel-Saint-Denis (1903). Centre d'entretien des autoroutes pour l'A12. Si V. reste une commune fortement agricole, elle a développé un caractère résidentiel.


Bibliographie
– B. de Vevey, Châteaux et maisons fortes du canton de Fribourg, 1978, 305-309
Hist.FR
– R. Flückiger, Mittelalterliche Gründungsstädte zwischen Freiburg und Greyerz, 1984, 116-131

Auteur(e): François Genoud