• <b>Jean Choux</b><br>Affiche pour la sortie suisse du film, réalisée en 1925 (Collection Cinémathèque suisse, tous droits réservés).

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Choux, Jean

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naissance 6.3.1887 à Genève, décès 2.3.1946 à Paris, de Gorgier. Fils d'Henri Frédéric, théologien, et de Marie Evodie Audemars. ∞ Thérèse Reignier, comédienne. Baccalauréat classique à Lausanne (1905), licence en droit à Genève (1910). Son activité de journaliste et de critique, notamment à La Suisse, témoigne de son intérêt pour la littérature, le théâtre et surtout le cinéma. En 1924, C. tourne dans les paysages lémaniques son premier film La Vocation d'André Carel, où il offre à Michel Simon son premier rôle cinématographique. Puis il part pour Paris. Il réalise en France cinq films muets, dirigeant Georges Oltramare, alors acteur, dans deux d'entre eux, Le baiser qui tue (1928), Chacun porte sa croix (1929), puis une quinzaine de films sonores entre 1930 et 1939. Sa carrière se poursuit sous l'Occupation, en particulier avec Port d'attache (1942), hymne au retour à la terre, thème déjà abordé dans La terre qui meurt (1926). Il disparaît brusquement quelques jours avant la sortie publique de son dernier film L'ange qu'on m'a donné.

<b>Jean Choux</b><br>Affiche pour la sortie suisse du film, réalisée en 1925 (Collection Cinémathèque suisse, tous droits réservés).<BR/>
Affiche pour la sortie suisse du film, réalisée en 1925 (Collection Cinémathèque suisse, tous droits réservés).
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C. est un personnage à part dans le cinéma de son époque. Les films qui l'ont rendu célèbre, souvent des adaptations de pièces à succès, Un chien qui rapporte (1931), Jean de la Lune (1931), Le greluchon délicat (1934), constituent la partie la moins intéressante de son œuvre. La nature profonde de ce réalisateur généreux, très sensible aux courants esthétiques et aux problèmes sociaux de son époque transparaît dans des films plus personnels, comme La servante (1929), Maternité (1934), Une femme sans importance (1937) ou Paix sur le Rhin (1938). Plastiquement, C. est toujours resté dominé par son admiration pour le cinéma muet français, tout en faisant dans le domaine du son des tentatives originales, mais peu remarquées. Il a aussi publié des vers (La louange des arbres, des eaux et des monts, 1924) et un essai d'esthétique comparée (Michel-Ange et Paul Valéry, 1932).


Bibliographie
– F. Gigon, De tels hommes, 1942, 139-148
– R. Pithon, «<La vocation d'André Carel> de Jean Choux (1925)», in RHV, 1996, 27-54

Auteur(e): Rémy Pithon