23/12/2002 | communication | PDF | imprimer

Baden (canton)

Canton de l'Helvétique, formé de l'ancien comté de Baden, des Freie Ämter et du Kelleramt, avec B. pour chef-lieu. 45 982 hab. en 1799 (sans la population juive). Il était divisé en cinq districts, B., Zurzach, Bremgarten, Muri et Sarmenstorf. Dans le projet de constitution établi par Peter Ochs en janvier 1798, les bailliages communs, à savoir le comté de B. et les Freie Ämter inférieurs et supérieurs étaient attribués au canton de Zoug. Mais le 11 avril, le commissaire français du gouvernement, Lecarlier, en application d'un projet du général Brune, décida que ces territoires formeraient un canton de l'Helvétique, avec son préfet national et sa chambre administrative, ses sous-préfets dans les districts et ses agents dans les communes. La population catholique, conservatrice, adopta une attitude passive face à la République helvétique. La base de recrutement du personnel administratif et politique fut donc relativement étroite; il fallut en engager une partie dans les cantons voisins. La capacité économique était modeste. Il n'existait guère que dans une partie des Freie Ämter des formes de protoindustrie, comme le tressage de la paille. Politiquement, le canton était désuni: plusieurs communes et régions désiraient appartenir à Zurich (les communes de la vallée de la Limmat), à Lucerne (le district de Hitzkirch), à Zoug, voire à Schwytz (les Freie Ämter supérieurs). A l'étroit financièrement faute d'un domaine public suffisant et menacé de dissolution à maintes reprises, le canton ne devint pas un Etat viable. La Constitution de la Malmaison en 1801 et la seconde Constitution unitaire en 1802 prévoyaient une fusion avec le canton d'Argovie, qui cependant ne fut pas mise à exécution. Enfin, par l'acte de Médiation signé le 19 février 1803, le canton de B. fut réuni, comme le Fricktal, au canton d'Argovie.


Bibliographie
– R. Leuthold, Der Kanton Baden 1798-1803, 1934
– B. Meier et al., Revolution im Aargau, 1997

Auteur(e): Andreas Steigmeier / LTT