18/07/2007 | communication | PDF | imprimer

Linth (canton)

Canton de la République helvétique, formé du canton de Glaris, de la ville de Rapperswil avec sa campagne sujette, des anciens bailliages du Rheintal (région au sud du Hirschensprung avec Rüthi et Lienz), de Sax, Gams,Werdenberg, Sargans, du Gaster, d'Uznach, du Haut-Toggenbourg (région à l'est de la ligne Hemberg-Hummelwald) ainsi que de la Marche et des Höfe. Le chef-lieu était Glaris. La région comptait au total 78 000 habitants et était divisée en sept districts: Werdenberg, Mels, Neu Sankt Johann, Glaris, Schwanden, Schänis et Rapperswil. L'organisation politique du nouveau canton entra en vigueur le 17 juin 1798. Comme tous les cantons de la République helvétique, L. était structuré sur le modèle français. La brève durée du mandat des préfets nationaux Joachim Heer (1798), Johann Jakob Heussi (1798-1799), Felix Christoph Cajetan Fuchs (1799), Niklaus Heer (1799-1802) et Franz Josef Büeler (1802-1803) reflète les événements militaires et politiques survenus dans la région, devenue zone de concentration de troupes et d'occupation en 1799, durant la deuxième guerre de coalition, ce qui entraîna de graves séquelles économiques et financières. Dans ce canton à majorité catholique s'accumula une forte aversion pour l'Etat central, bien qu'il eût réuni d'anciens pays sujets en une entité où tous avaient les mêmes droits. Les habitants ne fournissaient qu'à contrecœur des hommes à l'armée française. L'élan donné à l'instruction, qui s'exprima dans la promotion de l'école publique, soutenu surtout par des ecclésiastiques, s'estompa dès 1802 lorsque la pression centralisatrice se relâcha. Formellement, le canton exista jusqu'à l'introduction de l'acte de Médiation le 10 mars 1803, même si le Haut-Toggenbourg s'en était déjà séparé en 1801.


Bibliographie
– M. Kaiser, Es werde St. Gallen!, 2003
– B. Glaus, Der Kanton Linth der Helvetik, 2005 (avec bibliogr.)

Auteur(e): Franz Xaver Bischof / FP