Germanie supérieure

Province romaine qui incluait la plus grande partie de la Suisse romaine, à savoir les colonies de Nyon, d'Avenches (avec le territoire des Helvètes) et d'Augst. Comme la Germanie inférieure, dont le chef-lieu était Cologne, elle fut créée vers 85 apr. J.-C. ou un peu plus tard, à la place de districts militaires de la province de Belgique. Le siège du légat (legatus Augusti pro praetore), de rang sénatorial, était à Mayence; celui du procurateur des finances, de rang équestre, était à Trèves. La province s'étendait du Vinxtbach (au sud de Bonn) au Léman; elle comprenait des territoires sur la rive gauche du Rhin (ceux des Séquanes et des Lingons, entre autres) et, dès la fin du Ier s. apr. J.-C., sur la rive droite (Forêt-Noire autour de Rottweil); à l'est, sa limite allait du lac de Constance aux Alpes bernoises en passant par Pfyn et le Gothard. La frontière avec la Germanie libre était défendue par le limes, par des castra et par les légions stationnées à Mayence, à Strasbourg et (jusqu'en 101) à Windisch. L'Empire perdit les territoires de la rive droite du Rhin en 260. Dioclétien partagea vers 300 la G. en Germanie Ire et Séquanaise (Maxima Sequanorum).


Bibliographie
– J.C. Wilmanns, «Die Doppelurkunde von Rottweil und ihr Beitrag zum Städtewesen in Obergermanien», in Epigraphische Studien, 12, 1981, 1-182
– W. Eck, Die Statthalter der germanischen Provinzen vom 1.-3. Jahrhundert, 1985
– M. Dondin-Payre, éd., Cités, Municipes, Colonies, 1999

Auteur(e): Regula Frei-Stolba / PM