• <b>Zoug (commune)</b><br>Vue depuis l'ouest. Gravure sur bois dans la chronique de  Johannes Stumpf,   1548 (Zentralbibliothek Zürich). En 1435, une rangée d'habitations s'abîma dans le lac. Après la catastrophe, la ville ne compta plus que trois rangées de maisons, parallèles à la rive (en bas à droite); dans la rangée médiane, on distingue l'hôtel de ville (avec les pignons à redents). L'agrandissement des remparts, dotés de six tours rondes et de trois tours-portes, eut lieu entre 1478 et 1528. Les nouvelles fortifications englobèrent le château (en haut), remontant au haut Moyen Age, et l'église Saint-Oswald (au milieu à droite), nouvellement construite.
  • <b>Zoug (commune)</b><br>Source: P. Hoppe, «Der Rat der Stadt Zug im 18. Jahrhundert in seiner personellen Zusammensetzung und sozialen Struktur», in  <I>Tugium,</I> 11, 1995, 97–129  © 2013 DHS et Marc Siegenthaler, Berne. Le Conseil de la ville, composé de treize membres, reflétait le tissu social de la bourgeoisie urbaine. Au XVIII<SUP>e</SUP> siècle, trente-trois familles fournirent des conseillers. Treize d'entre elles furent représentées au Conseil pour la première fois, notamment les Hess et les Bossard, qui y jouèrent un rôle de premier plan. L'ascension sociale restait donc possible. Comme elles ne pouvaient occuper plus d'un siège chacune, c'est la durée de leur appartenance au Conseil qui est révélatrice de leur importance. Huit familles totalisent à elles seules la moitié des années de présence au Conseil.
  • <b>Zoug (commune)</b><br>Conception et cartographie: Andreas Brodbeck, Alexander Hermann  © 2012 Institut de géographie de l'université de Berne et Dictionnaire historique de la Suisse.
  • <b>Zoug (commune)</b><br>Vue plongeante depuis le nord. Dessin à la plume et lavis gris, réalisé en 1884 par   H. Müller   pour une reproduction en phototypie (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv). L'image montre la rive du lac avant la catastrophe de 1887. Le centre de la ville est formé de la place de la Poste, que bordent du côté du lac le palais du gouvernement (surmonté d'un drapeau) et en face la résidence des Landtwing (fidéicommis), qui fera place en 1899-1902 à l'hôtel des postes et télégraphes. Sur le flanc du Zugerberg, on distingue le château (entouré d'un fossé) et l'église Saint-Oswald, qui dominent la ville, ainsi que l'église Saint-Michel, située à l'extérieur des remparts (tout à gauche, en haut). La route en direction de Walchwil, qui longe le lac, fut aménagée en 1828.

Zoug (commune)

Comm. ZG, sur la rive nord-est du lac de Zoug, au pied du Zugerberg. 1092 Ziuge. All. Zug, ital. Zugo. Le site est vraisemblablement occupé sans interruption depuis le Néolithique. Le trafic des marchandises (transbordement, transport, marché) pourrait avoir été un facteur décisif pour le développement de Z., en particulier pour son accession au statut de ville, peu après 1200. Au milieu du XIXe s., la localité se mit à croître, surtout vers le nord; son centre se déplaça peu à peu dans la même direction. Elle est devenue le noyau d'une agglomération couvrant presque tout le canton.

Siège au Moyen Age déjà de l'amman et du tribunal qui avaient autorité sur le bailliage de Z., puis de la landsgemeinde, des autorités et de la chancellerie cantonales sous l'Ancien Régime, Z. jouait un rôle économique important pour une région incluant le Freiamt et les zones zurichoises et schwytzoises voisines. Chef-lieu du canton des Waldstätten de 1799 à 1801, puis du canton de Z., dont elle abrite les autorités et l'administration, la ville prospéra dès les années 1960, grâce à des activités de niveau international dans le commerce, les finances et les services. Ses fonctions de centre s'exercent aussi dans les domaines de la formation supérieure (haute école pédagogique, institut de services financiers) et de la culture (Musée de préhistoire, château de Z., Musée des beaux-arts).

Population de Zoug
AnnéeHabitants
vers 1450300-400
fin XVIIIe s.plus de 2 000

Année18501870a18881900191019301950197019902000
Habitants3 3024 2435 1206 5088 09611 11314 48822 97221 70522  973
En % de la population cantonale18,9%20,3%22,2%25,9%28,8%32,3%34,3%33,8%25,4%23,0%
Langue          
Allemand  4 9666 0437 36510 40413 36819 22717 80918 792
Italien  703365464287162 1441 178875
Français  6796137169237287284304
Autres  1733481121671 3142 4343 002
Religion, Confession          
Catholiquesb3 2804 0304 6395 7676 8278 48110 97917 49614 92013 411
Protestants222304677251 2282 5073 3764 8844 2354 105
Autres0171416411251335922 5505 457
dont communauté juive  10117016595259
dont communautés islamiques       1217021 067
dont sans appartenancec       2521 0802 307
Nationalité          
Suisses3 2654 0544 6755 6496 7969 83713 35818 78117 39717 530
Etrangers372234458591 3001 2761 1304 1914 3085 443

a Habitants: population résidante; religion et nationalité: population "présente"

b Y compris catholiques-chrétiens de 1888 à 1930; depuis 1950 catholiques romains

c N'appartenant ni à une confession ni à un groupe religieux

Sources:Auteur; recensements fédéraux

Auteur(e): Peter Hoppe / PM

1 - De la préhistoire au haut Moyen Age

Des vestiges archéologiques de différentes époques, découverts sur une terrasse ou moraine glaciaire à Loreto-Löbern et dans la vieille ville, attestent l'aptitude du site à la colonisation et rendent vraisemblable son occupation ininterrompue depuis le Néolithique au moins. Mentionnons des outils du Paléolithique supérieur en silex (12 400-9250 av. J.-C.), les palafittes néolithiques de Vorstadt (datés par la dendrochronologie de 3541 et 3080 av. J.-C.), Schützenmatt (3161-3154 av. J.-C.) et Schutzengel (datés par la dendrochronologie de 3159 et 3158 av. J.-C.), ainsi que plusieurs habitats du Bronze et du Fer (1550-50 av. J.-C.). Des objets trouvés à Loreto-Löbern suggèrent la présence d'une tombe de Hallstatt et d'une autre de La Tène; on a reconnu au même endroit une nécropole romaine à incinération (IIe s.) et un cimetière du haut Moyen Age (VIIe s. env.). Une tombe isolée (VIIe s.) est apparue au Fischmarkt. Un habitat romain s'élevait probablement à l'emplacement de l'église du haut Moyen Age dédiée à Saint-Michel. Sur le site du château fort (motte avec château en bois du XIe/XIIe s., puis enceinte en pierre), des fosses du IXe/Xe s. correspondent à des bâtiments de cette époque.

Dans l'ouest du territoire communal, on trouve les stations lacustres de Brüggli, Riedmatt (toutes deux de la civilisation de Horgen, 3500-2800 av. J.-C.) et Galgenbächli (Bronze ancien, 2200-1550 av. J.-C.), ainsi que la station de Sumpf (plusieurs villages du Bronze final, entre 1056 et env. 870 av. J.-C.); au sud, les stations néolithiques d'Oberwil bei Zug (Horgen) et Oterswil-Inseli (Céramique cordée, 2800-2450 av. J.-C.). Sumpf, Riedmatt et Oterswil sont inscrits depuis 2011 au patrimoine mondial de l'Unesco. Des vestiges isolés indiquent une exploitation du Zugerberg préalpin dès 3800 av. J.-C. environ. Des vestiges de La Tène (550-50 av. J.-C.) sont attestés au sud près du Salesianum (habitat) et à Oberwil (habitat et sépulture féminine).

Auteur(e): Stefan Hochuli / PM

2 - Histoire politique au Moyen Age et à l'époque moderne

Le domaine de Z., entité administrative qui apparaît dans les sources à la fin du XIIIe s., remonte sans doute à une cour domaniale antérieure à la fondation de la ville. Il comprenait l'église privée Saint-Michel et le château fort, points de cristallisation de l'habitat sis tous deux sur le flanc ouest du Zugerberg, à quelque distance du lac. Un autre noyau est probablement antérieur à la fondation de la ville, celui de Stad (auj. Vorstadt), au bord du lac (point de transbordement au nord de la future ville).

On supposait autrefois que le domaine de Z. était un alleu des comtes de Lenzbourg, mais aucune preuve écrite n'a pu en être fournie. Il est clair en revanche qu'une densification des pouvoirs seigneuriaux se produisit dès le XIIe s., quand la motte fut remplacée par un château fort avec mur d'enceinte, puis avec la fondation de la ville (sans doute au début du XIIIe s.; première mention en 1242), que certains attribuent aux comtes de Kibourg. Mais les sources contemporaines sont muettes sur ce point; elles ne désignent pas non plus les Kibourg comme seigneurs de la ville ni comme détenteurs de droits seigneuriaux à Z. Le curieux achat de 1273, connu uniquement par une note dans un registre d'archives, reste d'interprétation douteuse. Rodolphe Ier de Habsbourg doit avoir repris Z. à cette date, avec d'autres terres, comme héritage présumé des Kibourg.

Sous les Habsbourg, la ville de Z. fut intégrée vers 1300 dans la nouvelle organisation administrative des pays antérieurs autrichiens. Elle devint le centre du bailliage (Amt) portant son nom: siège de l'amman institué par le souverain, ainsi que du Conseil et du tribunal. Les événements militaires survenus vers 1352, quand Zurich assiégea la ville de Z. et la força à s'allier avec les Confédérés, n'eurent pas de répercussions immédiates sur les rapports de sujétion. A la fin de la guerre (paix de Brandebourg), les droits des Habsbourg ne furent pas contestés, dans un premier temps. Mais comme les ducs n'exercèrent plus leur rôle de protection et de maintien de l'ordre, un vide se créa. Le canton campagnard de Schwytz s'empara de la ville de Z. (vers 1365 sans doute), se présenta comme successeur des Habsbourg et désigna l'amman de Z. de 1370 à 1404, d'abord avec l'accord des ducs (paix de Thorberg). En 1404, une révolte des communes rurales de l'Äusseres Amt soutenues par Schwytz aboutit à une nouvelle attaque contre la ville (Siegel- und Bannerhandel ). Mais Zurich et Lucerne intervinrent militairement en sa faveur, ce qui mit abruptement fin à la domination schwytzoise.

La ville avait acquis en 1379 le bailliage de Walchwil. Au XVe s., elle étendit systématiquement son territoire, par des achats et des combourgeoisies, s'assujettissant les actuelles communes de Cham, Steinhausen, Hünenberg et Risch, ainsi qu'Oberrüti (auj. en Argovie). Comme les communes de l'Äusseres Amt refusèrent une soumission analogue, la ville de Z. forma avec ses bailliages un petit Etat-cité, qui cependant ne recouvrait pas tout le territoire du canton (cas particulier au sein de la Confédération). Certains droits souverains, comme les douanes, restaient réservés à la ville, qui fut aussi seule à obtenir en 1400 la haute juridiction (c'est à bien plaire, semble-t-il, qu'elle en fit profiter ultérieurement l'Äusseres Amt). L'instabilité des rapports entre la ville et l'Äusseres Amt, sans cesse menacés par des conflits, est une constante de l'histoire zougoise jusqu'au XIXe s.

<b>Zoug (commune)</b><br>Vue depuis l'ouest. Gravure sur bois dans la chronique de  Johannes Stumpf,   1548 (Zentralbibliothek Zürich).<BR/>En 1435, une rangée d'habitations s'abîma dans le lac. Après la catastrophe, la ville ne compta plus que trois rangées de maisons, parallèles à la rive (en bas à droite); dans la rangée médiane, on distingue l'hôtel de ville (avec les pignons à redents). L'agrandissement des remparts, dotés de six tours rondes et de trois tours-portes, eut lieu entre 1478 et 1528. Les nouvelles fortifications englobèrent le château (en haut), remontant au haut Moyen Age, et l'église Saint-Oswald (au milieu à droite), nouvellement construite.<BR/>
Vue depuis l'ouest. Gravure sur bois dans la chronique de Johannes Stumpf, 1548 (Zentralbibliothek Zürich).
(...)

Les institutions municipales des XIIIe et XIVe s. sont mal connues. Contrairement à la plupart des villes habsbourgeoises de la région, Z. ne se vit pas octroyer de franchises urbaines à la fin du XIIIe s. Un règlement sur les bourgeois (Bürgerrecht) fut du moins mis par écrit, mais seulement en 1435. Le plus ancien sceau connu est appendu à une charte de 1319. Comme la bourgeoisie, le Conseil (première mention en 1333) apparaît tardivement dans les sources. L'assemblée des bourgeois élisait notamment, depuis le XVe s. au moins, les membres du Conseil, les sautiers, les représentants au tribunal hebdomadaire (Wochengericht) et au grand tribunal (Grossgericht), les baillis non résidents des bailliages de la ville et une grande partie des fonctionnaires et employés municipaux. Une soixantaine de personnes étaient au service de la ville; ce nombre élevé, par comparaison avec les communes rurales de l'Äusseres Amt, résultait des fonctions de centre et de marché que la ville assumait. L'assemblée des bourgeois resta jusqu'à la fin de l'Ancien Régime l'autorité suprême; elle contrôlait le Conseil. Il y eut des tentatives pour réduire ses pouvoirs, mais elles échouèrent définitivement lors de l'affaire Bachmann le Rouge de 1585-1586. Survivance d'une époque indéterminée, le Grand Conseil n'apparaît dans les sources que vers la fin du XVIe s.; à cette époque, il avait encore un rôle dans le domaine de la surveillance des mœurs, mais présentait à part cela des traits carnavalesques.

Auteur(e): Thomas Glauser, Peter Hoppe / PM

3 - Histoire urbanistique, économique et sociale avant 1800

A sa fondation, la ville fut implantée au bord du lac, à l'écart des autres noyaux plus anciens, sur un terrain de seulement 100 m sur 180 environ, ceint d'un mur et d'un fossé; on y trouvait trois rues parallèles et la chapelle Notre-Dame. Des incendies sont attestés vers 1293 et par l'archéologie avant 1371. Les défenses furent renforcées, sans doute dans la première moitié du XIVe s., par la construction d'un mur de lice. Le 4 mars 1435, la rue du côté du lac s'effondra dans les eaux, entraînant peut-être la mort d'un cinquième des habitants. Une nouvelle enceinte, munie de six tours rondes et de trois portes, fut élevée par étapes de 1478 à 1528. La surface intra muros fut ainsi multipliée par six, mais au XIXe s. encore, elle n'était pas entièrement bâtie. Parallèlement surgirent la nouvelle église paroissiale Saint-Michel (refaite dès 1457 après un incendie), l'église Saint-Oswald, richement ornée, la maison de l'amman Werner Steiner (Grosshaus, 1491), le magnifique hôtel de ville (1505-1509), le monumental hôpital (apr. 1511) et le grenier (1530). Un seul couvent fut installé intra muros: celui des capucins (arrivés en 1595), tandis que celui des capucines (Présentation de Marie) fut construit dès 1608 à côté de Saint-Michel. Il remontait à une communauté de béguines attestée dès le XIVe s., qui adopta la règle des tertiaires franciscaines à la fin du XVe s.

Avant la fondation de la ville, Z. servait sans doute déjà de marché et de lieu de transbordement pour les bateliers. Néanmoins, il n'est guère possible de soutenir que cette fondation est liée au trafic du Gothard (ouverture des Schöllenen vers 1200). A la fin du XIIIe s., la ville était, dit-on, très appauvrie. Des péages ne furent perçus qu'à partir du début du XIVe s. On finit par en arriver à une certaine aisance, qui se manifeste au XVe s. dans l'acquisition de bailliages (dont les redevances alimentent en retour le ménage municipal) et vers 1500 par l'essor des constructions. Ni le rôle économique du secteur agricole ni le degré de dépendance de la ville envers les pensions étrangères à l'époque moderne n'ont encore été bien étudiés. Les marchés hebdomadaires et annuels, la grande foire de la fin de l'automne et les équipements commerciaux permanents (halle, balance du beurre et souste) devaient être des piliers de l'économie locale. Toutes les routes de transit étaient sous le contrôle de la ville. Vers 1400, les bourgeois détournèrent le cours du trafic de l'ancien Stad vers la ville et revendiquèrent le monopole de la batellerie. Z. centralisa le commerce régional en obligeant les gens de ses bailliages à fréquenter son marché, ce qui offrit une clientèle à ses artisans. Un large éventail de métiers se développa. Les métiers d'art prospérèrent aux XVIe-XVIIIe s. (orfèvres, horlogers, peintres, peintres verriers, sculpteurs, potiers d'étain). Les premières corporations apparurent vers 1400, mais elles restèrent sans influence politique. La maison Kolin (travail de la soie), fondée en 1756, était la seule entreprise de rayonnement suprarégional.

La ville comptait peut-être 300 à 400 âmes vers 1450 dans la première enceinte et plus de 1000 à la fin du XVIIIe s. dans l'enceinte élargie. Sur l'ensemble du territoire communal, on recensait environ 2500 personnes en 1798. La part des "habitants" (aux droits limités) et des étrangers (seulement tolérés) n'est pas chiffrable avec précision; mais il est certain que les bourgeois étaient en majorité: ceux-ci avaient les mêmes droits, qu'ils fussent citadins domiciliés intra muros ou paysans du Zugerberg ou d'Oberwil. Cette particularité, jointe au maintien des prérogatives de l'assemblée des bourgeois, fit que des possibilités d'ascension sociale et de participation au gouvernement restèrent ouvertes jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. En outre, une famille ne pouvait occuper plus d'un siège au Conseil de la ville, ce qui empêcha la formation d'un cercle fermé au sein de la bourgeoisie. Néanmoins, certaines familles fortunées, bénéficiaires de rentes et de pensions, comprenant des entrepreneurs militaires ou des officiers au service étranger, comme les Zurlauben, Kolin, Landtwing ou Brandenberg, cultivaient un genre de vie patricien. Les Zurlauben en particulier occupèrent une position dominante de la fin du XVIe s. à 1729 (Harten- und Lindenhandel ). La structure sociale n'a guère été étudiée. Mais parmi les bourgeois égaux en droit, on trouvait toutes sortes de conditions et de genres de vie, de la richesse à l'indigence.

Un étranger converti, Jakob Ammon, introduisit l'imprimerie à Z. en 1670. Les premières allusions à une école remontent au Moyen Age. L'école latine fut transformée en gymnase au XVIIe s., dans l'esprit de la Réforme catholique. Les sœurs du couvent de la Présentation de Marie reprirent en 1657 l'enseignement élémentaire aux jeunes filles. La principale fête était celle du patron de la ville, saint Oswald, le 5 août. Johann Caspar Weissenbach, le plus important poète et dramaturge baroque de la Suisse catholique, était originaire de Z. La ville cultivait une tradition théâtrale, marquée par de grands spectacles en plein air. Le premier théâtre permanent fut aménagé en 1782-1783 au-dessus de la boucherie municipale.

<b>Zoug (commune)</b><br>Source: P. Hoppe, «Der Rat der Stadt Zug im 18. Jahrhundert in seiner personellen Zusammensetzung und sozialen Struktur», in  <I>Tugium,</I> 11, 1995, 97–129  © 2013 DHS et Marc Siegenthaler, Berne.<BR/>Le Conseil de la ville, composé de treize membres, reflétait le tissu social de la bourgeoisie urbaine. Au XVIII<SUP>e</SUP> siècle, trente-trois familles fournirent des conseillers. Treize d'entre elles furent représentées au Conseil pour la première fois, notamment les Hess et les Bossard, qui y jouèrent un rôle de premier plan. L'ascension sociale restait donc possible. Comme elles ne pouvaient occuper plus d'un siège chacune, c'est la durée de leur appartenance au Conseil qui est révélatrice de leur importance. Huit familles totalisent à elles seules la moitié des années de présence au Conseil.<BR/>
Les familles de conseillers de la ville de Zoug au XVIIIe siècle

Auteur(e): Thomas Glauser, Peter Hoppe / PM

4 - Organisation politique aux XIXe et XXe siècles

Lors de la révolution helvétique, la ville émancipa ses bailliages le 11 février 1798. Mais elle se réserva des droits de propriété, dont le rachat entraîna de longs conflits au XIXe s. Les dîmes municipales furent rachetées avant 1816, les derniers droits de collation (paroisse de Cham) ne le furent qu'en 1872. En juin 1798, Z. devint chef-lieu du district homonyme dans le canton des Waldstätten. Restée loyale à la République helvétique lors du soulèvement dit des "chemises de pâtre" (Hirthemmlikrieg), la ville remplaça Schwytz comme chef-lieu de tout le canton en mai 1799.

La Constitution cantonale contenue dans l'acte de Médiation de 1803 rétablit pour l'essentiel l'organisation communale antérieure à la révolution. La commune bourgeoise fut à nouveau réunie à la commune politique; dans sa brève existence séparée (dès 1798), elle avait dû résoudre un violent conflit à propos des communaux, entre ceux qui ne s'y intéressaient que pour le pâturage et ceux qui désiraient y cultiver un jardin potager. A sa tête se trouvait un Conseil de ville réduit à onze membres, élus annuellement. Seuls les bourgeois de Z. étaient admis à l'assemblée communale.

La séparation entre la corporation d'usagers des communaux (la Korporation, dont les anciens "habitants" aux droits limités furent reconnus membres par décision judiciaire en 1867) et la commune, décidée en 1848, ne fut achevée qu'en 1874. A la même date, la commune, dans laquelle les bourgeois seuls détenteurs du droit de vote ne représentaient plus que la moitié de la population, fit place à une commune d'habitants (admettant aussi les non-bourgeois établis), une commune bourgeoise et une paroisse catholique. Un accord régla en 1877 le partage des biens. La commune d'habitants en reçut une partie, afin de pouvoir exercer ses responsabilités (police, défense contre l'incendie, écoles et travaux publics). Elle eut le droit d'utiliser l'hôtel de ville, la chancellerie et les archives, qui restèrent cependant propriété de la commune bourgeoise. Cette dernière, responsable de l'octroi du droit de bourgeoisie, ainsi que de l'assistance sociale et des tutelles en faveur de ses membres, conserva aussi l'hôpital (ouvert en 1857, le premier du canton), jusqu'à sa reprise par le canton en 1981.

Le Conseil de ville fut réduit en 1874 à cinq sièges, dont l'un fut immédiatement conquis par un non-bourgeois. Un Confédéré non zougois fut élu pour la première fois en 1883. Dans un canton dominé par les conservateurs, la ville de Z. était alors le principal bastion des radicaux qui occupèrent tous les sièges du Conseil de 1880 à 1894. L'introduction de la proportionnelle assura ensuite une représentation plus appropriée aux conservateurs. Ceux-ci devinrent le premier parti de 1918 à 1982, tandis que les radicaux s'affaiblissaient, notamment à cause de l'apparition des socialistes (premier élu en 1918). De 1927 à 1974, le Conseil de ville garda la même composition (deux conservateurs, puis PDC, deux radicaux et un PS). L'assemblée communale fit place en 1963 à un parlement de quarante membres, le Grand Conseil de ville. A cette époque, les rapports de forces politiques, longtemps stables, commencèrent à évoluer rapidement. De nouveaux partis s'affirmèrent. Si les succès de l'AdI et de l'Action nationale ne furent pas durables, le parti socialiste des travailleurs, puis les groupes alternatifs qui lui ont succédé sont représentés au parlement depuis 1983; depuis les élections de 2002, ils dépassèrent même le PS qui accéda pour la première fois à la présidence de la ville en 1994. A droite, l'UDC progressa dès 1994. Le PDC autrefois dominant fut affaibli par la dissidence des chrétiens-sociaux en 1998.

<b>Zoug (commune)</b><br>Conception et cartographie: Andreas Brodbeck, Alexander Hermann  © 2012 Institut de géographie de l'université de Berne et Dictionnaire historique de la Suisse.<BR/>

Auteur(e): Renato Morosoli / PM

5 - Histoire urbanistique, économique et sociale aux XIXe et XXe siècles

5.1 - Démographie, urbanisme et transports

Selon le recensement de 1817, le premier à donner des chiffres détaillés, la commune comptait 2809 habitants (soit un cinquième de la population cantonale), dont 45% à l'intérieur de l'enceinte du bas Moyen Age, 13% dans le faubourg de Vorstadt, 5% à Oberwil (hameau au sud de Z.) et 37% dans des fermes isolées du Zugerberg ou dans la plaine de la Lorze. La démolition des remparts, dès 1835, qui s'acheva avec celle de la porte d'Ägeri en 1879 (mais qui épargna quatre des six tours circulaires) et l'aménagement des routes d'accès stimulèrent l'évolution urbanistique. Dès 1837, des bâtiments de prestige commencèrent à s'élever sur la place devant la porte de Baar (démolie en 1873): hôtel Bellevue (1841-1842) flanqué du théâtre municipal (tous deux démolis en 1912) et palais du gouvernement (1869-1873). Cette zone (auj. place de la Poste) devint le nouveau centre de la ville, qui pour des raisons topographiques croissait surtout en direction du nord. La gare des Chemins de fer du Nord-Est (ligne Zurich-Lucerne) ouvrit en 1864 au nord-ouest du faubourg, qu'elle valorisa. Pour encourager le tourisme, on aménagea de larges quais dès 1873. Sous le poids des remblais, la rive s'effondra du côté du faubourg le 5 juillet 1887. Deux rangées de maisons disparurent dans le lac et l'on compta onze morts. Cette catastrophe obligea à concevoir une nouvelle planification; la rive fut déclarée inconstructible et l'on agrandit fortement la zone urbaine soumise au règlement de 1882.

<b>Zoug (commune)</b><br>Vue plongeante depuis le nord. Dessin à la plume et lavis gris, réalisé en 1884 par   H. Müller   pour une reproduction en phototypie (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv).<BR/>L'image montre la rive du lac avant la catastrophe de 1887. Le centre de la ville est formé de la place de la Poste, que bordent du côté du lac le palais du gouvernement (surmonté d'un drapeau) et en face la résidence des Landtwing (fidéicommis), qui fera place en 1899-1902 à l'hôtel des postes et télégraphes. Sur le flanc du Zugerberg, on distingue le château (entouré d'un fossé) et l'église Saint-Oswald, qui dominent la ville, ainsi que l'église Saint-Michel, située à l'extérieur des remparts (tout à gauche, en haut). La route en direction de Walchwil, qui longe le lac, fut aménagée en 1828.<BR/>
Vue plongeante depuis le nord. Dessin à la plume et lavis gris, réalisé en 1884 par H. Müller pour une reproduction en phototypie (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv).
(...)

A la fin du XIXe s., des travaux d'infrastructures furent accomplis, entre autres sous la conduite du service des eaux fondé en 1878: approvisionnement en eau, égouts, usine à gaz et éclairage public dès 1878, réseaux téléphonique et électrique dès 1891. La voie ferrée de Zurich vers le Gothard par la vallée de la Sihl fut ouverte en 1897; elle traversait une partie de la ville sur un remblai (disposition conservée au début du XXIe s.). Elle nécessita la construction d'une nouvelle gare, au nord de la première, qui devint le centre des transports publics locaux (bus de 1904 à 1913 et depuis 1953, tram de 1907 aux années 1950 et depuis 2004) et qui entraîna une forte croissance du quartier de Neustadt sis entre elle et la place de la Poste. Parallèlement, la population augmenta de 58% entre 1888 et 1910. Ensuite et jusqu'au milieu du XXe s., la surface habitée s'accrut modérément, surtout par des lotissements à l'ouest de la zone urbaine de 1887, conçus selon le modèle de la cité-jardin. Dans les années 1950 s'amorça un essor immobilier considérable et continu, malgré quelques répits, et qui ne fut accompagné par un plan d'urbanisme que depuis 1975. En quelques décennies, le quartier de Neustadt perdit presque tous ses bâtiments du XIXe et du début du XXe s., remplacés, surtout au nord de la place de la Poste, par des îlots densifiés exclusivement voués aux commerces et aux bureaux. Pour les grands projets immobiliers, une première phase s'acheva à la fin des années 1960; une seconde, plus ambitieuse encore, s'ouvrit au XXIe s. Certains d'entre eux, comme le centre commercial Metalli (dès 1987) et la nouvelle gare (2003) ont attiré le centre de la ville encore davantage au nord. Les projets de contournement de la ville, élaborés dès les années 1920, échouèrent. De grands quartiers d'habitation furent érigés en dehors de la ville, par exemple à Oberwil; le lotissement de Herti, implanté sur des terrains pratiquement libres de construction et appartenant en majorité à la Korporation, doté d'installations sportives et d'infrastructures propres, est devenu le plus grand quartier de la ville.

La population de la ville augmenta de 37% dans les années 1950; elle stagna dans les années 1970 et 1980, puis recommença à croître. Elle représentait 38% de celle du canton en 1960 et presque 25% en 2010.

Auteur(e): Renato Morosoli / PM

5.2 - Economie et société

Aux XIXe et XXe s., Z. s'affirma comme centre économique et nœud de communication du canton; néanmoins, son industrialisation, quoique rapide et ample, débuta tardivement, mis à part une petite fabrique de tissu fondée en 1850. A cette date, environ 44% des hommes actifs travaillaient dans les arts et métiers, 37% dans l'agriculture. Les efforts déployés en faveur du tourisme (navigation à vapeur sur le lac de Z. dès 1852) eurent un succès modeste. Un premier établissement de cure fut ouvert en 1854 au Zugerberg (qu'un funiculaire dessert depuis 1907). L'hôtellerie offrait 8% des emplois en 1905.

Le raccordement aux voies ferrées Zurich-Lucerne (1864) et Zurich-Gothard (1897) fut un progrès notable. L'aménagement des réseaux d'eau courante et d'électricité pallia le manque d'énergie hydraulique dont souffrait la ville. Dès 1880, l'industrialisation toucha surtout le quartier de la gare. La fabrique d'articles métalliques de Z. fut fondée en 1880, l'institut électrotechnique Theiler & Co. en 1896 (futur groupe international Landis & Gyr, siège à côté de la gare en 1928), le moulin dit Untermühle en 1897 (jusqu'en 1929), la fabrique suisse de lampes à incandescence en 1898 (jusqu'en 1925), la fabrique de caisses en 1900 (jusqu'en 1995) et la zinguerie en 1913 (plus tard V-Zug SA, Metallwaren Zug). En 1905, le secteur secondaire fournissait 58% des emplois (dont presque deux cinquièmes dans le bâtiment et plus d'un quart dans la métallurgie et la construction de machines), le tertiaire 27% et le primaire 15% seulement. En 1910, les navetteurs occupaient près d'un emploi sur dix. On recourait aussi aux travailleurs étrangers, surtout italiens, et la part des étrangers dans la population atteignait 16%. La crise économique mondiale frappa de plein fouet la métallurgie et la construction d'appareils qui dépendaient de l'exportation, tandis que le bâtiment profita de chantiers organisés pour occuper les chômeurs. En 1932, Landis & Gyr, la plus grande entreprise du canton avec plus de 2000 employés, licencia un cinquième de son personnel. De longues grèves eurent lieu en 1922 à la fabrique d'articles métalliques et en 1931-1932 à la zinguerie pour protester contre des réductions de salaire.

Depuis la fin des années 1950, des firmes étrangères (sociétés holdings, de domicile et mixtes surtout) s'établirent à Z., attirées par des avantages locaux et par les mesures fiscales que le canton avait prises en 1921 et 1930 déjà. La ville recensait 5724 sociétés anonymes en 1975 (91% de toutes celles du canton), soit dix fois plus qu'en 1960, et presque 10 000 en 2010. Z. devint un centre mondial pour le commerce de matières premières comme le pétrole, les métaux et les produits agricoles (Xstrata, Nordstream) et pour les sièges de groupes économiques (Amgen International, Siemens Building Technologies Group par exemple). Entre 1955 et 2008, le nombre des emplois (supérieur à celui des habitants depuis 2000 env.) passa d'à peine 10 000 à 31 800, la part du tertiaire de 26% à 81%, celle du secondaire de 72% à 19%. L'effectif des navetteurs dépassa pour la première fois celui des personnes actives résidentes vers 1980. La proportion des étrangers (8% en 1950) frôlait 30% en 2010; les immigrés, souvent très qualifiés, provenaient de plus de 120 pays. A ces évolutions structurelles est liée une énorme élévation du niveau de vie. Entre le milieu et la fin du XXe s., le revenu imposable par tête fut multiplié par vingt-cinq, la fortune par trente-trois.

Auteur(e): Renato Morosoli / PM

5.3 - Religion, formation et culture

Après de longs débats, la commune ecclésiastique catholique remplaça la paroissiale Saint-Michel par un nouvel édifice (1898-1902). Trois autres paroisses (Bon-Pasteur, Oberwil et Saint-Jean) furent fondées en 1944, 1956 et 1971. Les capucins abandonnèrent leur couvent en 1997. La Société des protestants de la ville de Z. construisit dans le quartier de Neustadt le deuxième temple du canton (1904-1906), pour une communauté en plein essor (15% en 1910), dont la part culmina à presque 25% en 1950 avant de redescendre (15% en 2010). La majorité catholique passa de peu sous la barre des 50% en 2010, face à plus de 21% de sans confession (chiffre multiplié par cinq depuis 1990).

Sous la République helvétique, la municipalité réforma, en collaboration avec le clergé, l'école des garçons et le gymnase, ainsi que l'école des filles du couvent des capucines (les sœurs ouvrirent au même moment un pensionnat de jeunes filles au rayonnement suprarégional, fermé en 2003). La réforme de 1800 eut une grande influence sur la politique scolaire du canton sous la Médiation. L'école de dessin pour artisans, fondée en 1830, préfigura l'école cantonale des métiers (créée en 1940). Au gymnase municipal fut adjoint en 1861 une école industrielle gérée par le canton, lequel reprit le gymnase en 1920. L'école municipale de musique, issue de la fanfare des cadets fondée en 1858 et d'institutions plus anciennes vouées à la musique sacrée, servit de modèle même à l'extérieur du canton. L'école normale catholique Saint-Michel, ouverte en 1880, est devenue en 2004 une haute école pédagogique. Plusieurs écoles privées, dont l'institut Montana fondé en 1926 au Zugerberg, ont une renommée internationale.

Parmi les institutions culturelles de poids, on trouve la Société de musique et de théâtre, fondée en 1808, qui gère le casino-théâtre (construit en 1907-1909 pour remplacer le théâtre municipal de 1843 et agrandi en 1980-1981), la bibliothèque municipale (fondée en 1836, cantonale dès 1941) et le Musée des beaux-arts, ouvert en 1977 (importante collection de la Modernité viennoise). Le marché aux taureaux (dès 1897) et la foire de Z. (dès 1962) sont des rendez-vous appréciés. Le club de hockey sur glace EVZ (fondé en 1967, champion suisse en 1998) offre un repère identitaire. La recette de la célèbre tourte au kirsch de Z. fut mise au point en 1921 par un Appenzellois immigré. L'orientation internationale de l'économie a enrichi la vie culturelle, qui a pourtant su conserver sa couleur locale, avec de nombreuses sociétés, de riches activités dans le domaine de la musique et des petits théâtres, ainsi que des traditions bien vivantes (Chröpfelimeh, Gret Schäll).

Auteur(e): Renato Morosoli / PM

Références bibliographiques

Fonds d'archives
– ABourg Zoug (arch. de la comm. bourgeoise et anciennes arch. de la ville)
– Arch. de la Korporationsgemeinde, Zoug
– APar catholique, Zoug
– AV Zoug (arch. de la comm. d'habitants)
– Musée du château, Zoug (modèle de la ville de Zoug vers 1730, réalisé en 1960)
– StAZG
Sources imprimées
QW
Regesten zu den Stadtrats- und Gemeindeversammlungsprotokollen 1471-1798, (banque de données, StAZG)
SDS ZG
UB ZG
Bibliographie
  • Généralités

    MAH ZG, 2, 21959
    INSA, 10, 457-544
  • De la préhistoire au haut Moyen Age

    – R. Huber, G. Schaeren, «Zum Stand der Pfahlbauforschung im Kanton Zug», in Tugium, 25, 2009, 111-140
    – A. Boschetti-Maradi, Archäologie der Stadt Zug, 1, 2012
  • Moyen Age et époque moderne

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    – P. Hoppe, «Der Rat der Stadt Zug im 18. Jahrhundert in seiner personellen Zusammensetzung und sozialen Struktur», in Tugium, 11, 1995, 97-129
    – Th. Glauser, «Sust und Zoll in der spätmittelalterlichen Stadt Zug», in Tugium, 16, 2000, 79-96
    – Th. Glauser, «1352 - Zug wird nicht eidgenössisch», in Tugium, 18, 2002, 103-115
    – A. Boschetti-Maradi et al., «Der Ausbau der Zuger Stadtbefestigung unter habsburgischer Herrschaft», in Tugium, 23, 2007, 105-136
  • XIXe et XXe siècles

    – C. Buri et al., Die Zuger Vorstadt, 1987
    – I. Noseda, R. Peter, «Zug in Zeitschnitten, 1830-1992», in Zuger Neujahrsblatt, 1992, 40-58
    – M. van Orsouw, Das vermeintliche Paradies, 1995
    – P. Hoppe et al., «Wie eine mittelalterliche Landstadt», in Der Kanton Zug zwischen 1798 und 1850, vol. 2, 1998, 13-32
    – M. Steiner, Zugs Stadtentwicklung im Hinblick auf den wirtschaftlichen "Take-off" der späten 50er Jahre und die folgenden Boomjahre, mém. lic. Zurich, 1999
    – S. Abicht et al., Die Stadtmacher: 50 Jahre Grosser Gemeinderat der Stadt Zug, 2013

Auteur(e): Peter Hoppe / PM