14/08/2007 | communication | PDF | imprimer

Kempraten

Paroisse du haut lac de Zurich, comm. de Rapperswil-Jona SG. On ignore si le nom Centoprato (741/744), Centiprata (863) vient de centum prata (cent prés) ou d'un nom plus ancien. Un atelier néolithique au Seegubel et des tombes à inhumation de La Tène à K. montrent que l'endroit était alors déjà habité. K. est le principal site d'époque romaine situé dans l'actuel canton de Saint-Gall, un vicus y est attesté du Ier au IVe s. K. était une étape au carrefour des routes de Zurich, Winterthour, Coire et l'Italie, et un centre économique pour la région; on y trouvait artisans, marchands, aubergistes et transporteurs. On a trouvé en bordure du vicus une nécropole avec tombes à incinération. Des Alamans ont été inhumés au VIIe s. dans les ruines romaines. Des légendes notées en 847 mentionnent une basilique de pèlerinage à Kentibruto, avec un curé. Vers 1200, le hameau alaman avec communauté d'exploitation fut intégré à la seigneurie des nobles de Rapperswil; l'église, devenue chapelle Sainte-Ursule, devint filiale de Busskirch. La léproserie de Rapperswil (appelée Fluhhaus, soit "maison du rocher", avec "chapelle du rocher") était depuis le Moyen Age située au-dessus de K. Au XIXe s., les vignobles s'étendaient du lac au Gubel; des maisons de campagne apparurent dans la baie de K., au Lenggis et dans le vignoble (Fuchsenberg, Höcklistein, Gubel). Une école existe au Lenggis depuis 1815. Après la Deuxième Guerre mondiale, K. devint un quartier résidentiel très apprécié: l'école du Lenggis fut agrandie, une église paroissiale construite et la localité fut raccordée au réseau du S-Bahn (RER) zurichois.


Bibliographie
– L. Kilger, «Wallfahrts-Geschichten aus Kempraten um das Jahr 835», in Heimatkunde vom Linthgebiet, 15, 1943, 9-12
– E. Halter, Geschichte der Gemeinde Jona, 1970
– D. Hintermann, «Der römische Vicus von Kempraten», in HA, 106-108, 1996, 128-136
– G. Matter, «Der römische Vicus von Kempraten», in ASSPA, 82, 1999, 183-211

Auteur(e): Alois Stadler / ME