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Dolder, Johann Rudolf

naissance 17.10.1753 à Meilen, décès 17.2.1807 à Aarau, prot., de Meilen, Möriken, Stein (AG) et Laufenburg. Fils de paysans pauvres. ∞ la femme d'un de ses associés. Ecole primaire. Pendant son apprentissage dans une maison de commerce zurichoise, D. fut chassé de Zurich pour avoir travaillé sans autorisation dans une teinturerie. En 1775, il monta à Wildegg une petite fabrique d'indiennes, qui sera reprise et agrandie par Christian Friedrich Laué en 1781. Jusqu'en 1793, et même peut-être jusqu'en 1796, D. resta chef d'entreprise. Il devint notamment l'associé de Johann Heinrich Pestalozzi, dont il représenta le fils en 1790 au moment de la cession de la manufacture de Neuhof. Conquis par les idées nouvelles lors d'un voyage en France et se trouvant en outre dans une situation financière précaire, D. milita en faveur de la Révolution peu avant 1798 et se lança dans la politique. Grâce à de bons contacts avec les autorités françaises, il fut élu au Sénat helvétique (1798), devint membre du Directoire (1799) et Landamman de la République helvétique (1802); D. était totalement acquis aux intérêts de la France. Beaucoup plus carriériste et opportuniste qu'idéaliste, il s'opposa résolument aux intellectuels. Philipp Albert Stapfer le décrivit comme étant "sans caractère, sans talent et sans esprit" et Albrecht Rengger fut son grand adversaire. En 1803, Napoléon nomma D. président de la commission gouvernementale qui devait instaurer l'acte de Médiation dans le nouveau canton d'Argovie. Conseiller d'Etat (1803-1807), premier landamman et en même temps premier président du Grand Conseil, D. joua un rôle essentiel dans la rapide organisation du canton: il contribua notamment à résoudre d'importantes questions de législation et de politique comme le rachat des cens et des dîmes, et réussit à séparer le Fricktal du territoire situé sur la rive droite du Rhin et à l'intégrer à l'Argovie. D. mourut criblé de dettes, sous les lazzis de ses adversaires.


Fonds d'archives
– Fonds, StAAG
Bibliographie
– Th. Müller-Wolfer, «Johann Rudolf Dolder», in Argovia, 65, 1953, 11-19

Auteur(e): Andreas Steigmeier / FS