02/12/2010 | communication | PDF | imprimer | 

Opfikon

Comm. ZH, distr. de Bülach. Ville (depuis 1968) de la banlieue de Zurich, dans la moyenne vallée de la Glatt. La commune comprend O., depuis 1803 le hameau d'Oberhausen avec Glattbrugg et depuis 1852 le moulin de Glattbrugg. 1153 Obfinchoven. 7 feux en 1467, 26 en 1634 et 9 à Oberhausen, 611 hab. en 1850, 706 en 1900, 2613 en 1950, 11 115 en 1970, 12 062 en 2000.

Tombes du haut Moyen Age à Lebern. Oberhausen se développa à partir d'un domaine seigneurial (Fronhof) du chapitre du Grossmünster de Zurich. A côté d'autres propriétaires fonciers, le couvent Saint-Martin au Zürichberg possédait un domaine à O. La haute juridiction appartenait au comté habsbourgeois de Kyburg, puis échut à la ville de Zurich, en gage en 1424, définitivement en 1452 (bailliage de Schwamendingen). La basse juridiction fut concédée à des familles zurichoises à partir de 1390. O. est mentionné comme village dans le coutumier de 1450 environ. En 1527, les communiers rachetèrent la dîme et les droits de basse justice. En 1836, les forêts furent retirées des biens communaux et leur exploitation confiée à une corporation forestière. En 1918-1919, les communes civiles (Zivilgemeinden) d'Oberhausen et d'O. furent dissoutes. Au spirituel, O. releva jusqu'en 1958 de Kloten avant d'être érigé en paroisse. Les vestiges d'un clocher attestent l'existence d'une chapelle mentionnée en 1370; les églises protestante et catholique furent bâties en 1956-1957. Les tensions sociales de la fin de la Première Guerre mondiale suscitèrent la création d'un parti socialiste local, d'un parti paysan (auj. UDC) et d'une association communale de bourgeois. Un Conseil communal (législatif) de 36 membres remplaça en 1974 l'assemblée des communiers. L'Oberhauserriet, jusqu'alors forêt alluviale, pâturage et prairie à litière, bénéficia d'un remaniement parcellaire (1907-1912), l'irrigation artificielle des prés fut intensifiée grâce à un projet pilote et le marais assaini (1941-1945). Dans les années 1980, le développement immobilier de l'ancienne terre à herbages ("prairie la plus chère d'Europe") qui prévoyait de créer 15 000 à 30 000 emplois (surtout dans le tertiaire) suscita la controverse. Au point de vue du trafic, la situation avantageuse d'O., entre Zurich et l'aéroport de Kloten, favorisa la naissance du quartier de Glattpark et de l'Opfikerpark, zone de loisirs équipée d'un lac artificiel. En 2005, le secteur tertiaire offrait 14 434 emplois (90% du total).


Bibliographie
– H. Kläui et al., Opfikon, Glattbrugg, Oberhausen einst und jetzt, 1969
– M. Abegg-Graf et al., Geschichtliches von Opfikon, seinen Waldungen und seiner Holzkorporation, 1986
– M. Illi, «Das Oberhauserriet», in ZTb 1990, 1989, 48-72
– M. Illi, «Kunst-Rosshaarfabrik», in Vom Grabhügel zur Ökosiedlung, 2007, 228-229

Auteur(e): Martin Illi / FP