24/04/2008 | communication | PDF | imprimer

Hochfelden

Comm. ZH, distr. de Bülach, qui comprend le village de même nom, situé dans la boucle de la Glatt, près de Bülach, et celui de Wilenhof. 886 Hofelda. 10 ménages en 1467, 456 hab. en 1836, 563 en 1850, 529 en 1900, 515 en 1950, 928 en 1980, 1579 en 2000. H., localité principale, tire son nom d'un champ, cultivé sur les hauteurs, à côté duquel se trouvaient également le village de Wilen et les hameaux, aujourd'hui disparus, d'Helikon et de Bruderhaus. Au XIIIe s., le couvent cistercien de Wettingen acquit des biens-fonds et des moulins à H., qui n'eut pas cependant le statut de grange. Ayant fait partie du comté habsbourgeois de Kibourg, H. passa en 1424 à Zurich, fut intégré à son bailliage du Neuamt en 1442 et rattaché au district de Bülach sous la République helvétique. Le couvent de Wettingen exerçait la basse justice et la justice foncière. Au début des Temps modernes, il ne réussit plus à faire valoir ces droits et son abbé tenta sans succès de les ranimer à la fin du XVIIe s. H. fait partie de la paroisse de Bülach. La chapelle filiale, mentionnée dans le Konstanzer Marchenbuch de 1370, disparut à un moment inconnu alors que ses biens de fabrique subsistèrent jusqu'en 1844. Les taxes d'accès à la bourgeoisie, réclamées pour la première fois en 1573, furent doublées en 1642, 1664 et 1681. Au XVIIIe s., H. disposait de 450 poses de forêts communales, dont 250 de feuillus et 100 de chênes (élevage de porcs). Vers 1790, plus d'un quart de la population filait déjà le coton. A l'exemple de la filature Hochfelden ou de la retorderie de coton Hochfelden (1868-1962), plusieurs entreprises s'installèrent le long de la Glatt. Un incendie détruisit une partie du village en 1847. La correction de la Glatt (1975-1981), qui déplaça le cours d'eau de 100 m vers l'est, nécessita un profond réaménagement du centre du village. Pour conserver l'environnement historique des façades, dont les pieds baignaient dans l'eau, on aménagea un petit étang. En même temps, les rues furent assainies et, au nord de l'agglomération, le canton créa un bassin artificiel (env. huit hectares de surface protégée).


Sources imprimées
SDS ZH, 2/1
Bibliographie
– K. Wanner, Siedlungen, Kontinuität und Wüstungen im nördlichen Kanton Zürich, 1984, 70-79

Auteur(e): Martin Illi / WW