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Saint-Louis

Ville française, dép. du Haut-Rhin, dans l'agglomération septentrionale de Bâle. 1684 Saint-Louis, 1793-1815 Bourglibre, 1870-1918 et 1940-1944 Sankt Ludwig. Fusion avec Bourgfelden en 1953, puis incorporation du quartier de la Chaussée (Neuweg, anciennement comm. Blotzheim) en 1958, site de l'aéroport de Bâle-Mulhouse depuis 1946. 328 hab. en 1789, 1464 en 1851, 4018 en 1900, 7158 en 1936, 6475 en 1946, 12 231 en 1962, 19 547 en 1990, 20 321 en 2010. Après la construction de la forteresse de Huningue (1679-1681), S. fut d'abord un hameau dans la commune de Neudorf, sur la route commerciale de Strasbourg. Les habitants vivaient principalement de l'agriculture, dans laquelle des anabaptistes suisses jouèrent un rôle important dès la seconde moitié du XVIIIe s., et des échanges commerciaux (aubergistes, forgerons, transporteurs, péagers). Avec l'établissement de la frontière nationale, S. devint un passage douanier important en 1791 et, suite au rattachement de Michelfelden, une commune en 1793. Elle possède une école depuis 1807/1808. Avant d'être érigée en paroisse en 1827, S. relevait de celle de Neudorf. Une ligne ferroviaire fut construite jusqu'à S. en 1840 et, de là, jusqu'à Bâle en 1844. Allemande dès 1870, la ville connut une industrialisation rapide, notamment grâce à des entreprises suisses et bâloises comme les rubaneries Vischer, Sarasin, Vonder Mühll et Linder. D'autres firmes s'y installèrent jusque dans les premières décennies du XXe s. (cigares, métal, machines). De 1900 à 1957, un tram circulait entre S. et Bâle pour les frontaliers, toujours plus nombreux dès les années 1880. Une partie des infrastructures bâloises se trouve à S.: la route franche de douane menant à l'aéroport (1951-1952), la douane autoroutière commune (1989), le complexe sportif de Pfaffenloh (1994) et les dépôts d'ordures exploités autrefois par l'usine d'incinération et par l'industrie chimique.


Bibliographie
– P.-B. Munch, Saint-Louis, porte de France, 1995

Auteur(e): Bernard Degen / MBA