22/08/2005 | communication | PDF | imprimer

Därstetten

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Comm. BE, distr. du Niedersimmental. Vaste territoire d'habitat dispersé, d'alpages et de forêts, au pied du Stockhorn et du Turnen, comprenant les communautés (Bäuerten) de Weissenburg, Reichenbach et Wiler au fond de la vallée, Weissenburgberg et Nidfluh sur une terrasse de la rive nord. 1228 Tarenchat. 535 hab. en 1764, 1046 en 1850, 897 en 1900, 885 en 1950, 759 en 1980, 879 en 2000.

Vestige isolé du Néolithique à Stufengrind. Probablement dans le troisième quart du XIIe s., les barons de Weissenburg établirent au centre de leur seigneurie, sur la rive droite de la Simme, le chapitre de chanoines de Saint-Augustin de D., mentionné dès 1228 (statuts de 1233). Leurs héritiers, les barons de Brandis, leur succédèrent en qualité d'avoués en 1368. Aux XIIIe et XIVe s., le chapitre agrandit ses possessions avant tout dans le Simmental et le Diemtigtal, grâce à des donations de la noblesse (notamment des Rarogne, des Weissenburg); il acheta aussi des biens aux habitants de la vallée. L'église Notre-Dame, romane, a subi plusieurs transformations depuis le XIIIe s. A la fois collégiale et filiale d'Oberwil im Simmental, elle servait de lieu d'inhumation aux seigneurs du lieu; elle sera érigée en paroisse à la Réforme (1528). Le prévôt et un ou deux chanoines desservaient D., Weissenburg (chapelle Saint-Pantaléon, consacrée en 1327) et Oberwil (patronage acquis en 1326). La ville de Berne, qui possédait depuis 1439 la seigneurie de Weissenburg, incorpora en 1486, contre sa volonté, la prévôté au chapitre de Saint-Vincent de Berne. Le gouvernement du Niedersimmental (Schaffnerei, châtellenie dès 1528) en administrait les possessions.

Au XVIe s., les Bäuerten convertirent leur économie autarcique en une économie d'exportation basée sur l'élevage avec remue; ils importaient leurs céréales. Après l'inauguration de la ligne de chemin de fer Spiez-Zweisimmen en 1902, la gare de D. et la station de Weissenburg devinrent les centres de gravité de la commune. Dès 1980, les constructions se sont multipliées aux endroits bien exposés. Aujourd'hui, D. vit de l'élevage, de l'économie laitière, alpestre et forestière; la commune compte aussi de petites entreprises spécialisées dans le bâtiment, le travail du bois et les activités liées au tourisme (appartements de vacances).


Bibliographie
– G. Will, Die romanische Klosterkirche in Därstetten, mém. lic. Berne, 1966
– U. Stucky, Ortsplanung Därstetten, 1969
– H.-P. Ryser, Kirche Därstetten, 1997

Auteur(e): Anne-Marie Dubler / LTT