Gütlicher Vertrag

A la suite de la Révolution française, l'Alte Landschaft de la principauté abbatiale de Saint-Gall connut un mouvement de libération qui aboutit à la conclusion solennelle, lors de la landsgemeinde de Gossau (23 novembre 1795), du Gütlicher Vertrag ("traité à l'amiable") entre l'abbaye et ses sujets. Le prince-abbé Beda Angehrn acceptait de supprimer, contre l'avis d'une partie du chapitre, le servage et les taxes qu'il impliquait. En outre, il cédait aux communes une série d'importants droits seigneuriaux, tels que le choix des juges et, de fait, le pouvoir militaire. Le traité ne fut accepté par le couvent que le 18 janvier 1796, après une longue résistance et avec des réserves, et scellé deux jours plus tard; il marqua le premier pas vers la nouvelle organisation politique de la Suisse orientale, qui trouva dans la création du canton du Säntis, en 1798, un dénouement provisoire.


Sources imprimées
– W. Müller, éd., Die Rechtsquellen des Kantons Sankt Gallen, 1/2, 1, 1974, 398-428
Bibliographie
– A. Meier, Abt Pankraz Vorster und die Aufhebung der Fürstabtei Sankt Gallen, 1954
Oberberger Blätter, 1994/1995 (cah. spécial sur la landsgemeinde de Gossau en 1795)

Auteur(e): Werner Vogler / WW