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Orléans-Longueville, Henri II d'

naissance 27.4.1595, décès 11.5.1663 à Rouen, cath. Fils d'Henri Ier, duc de Longueville, comte de Neuchâtel, et de Catherine de Gonzague. ∞ 1) 1617 Louise de Bourbon-Soissons (décès1637), fille de Charles, comte de Soissons, 2) 1642 Anne-Geneviève de Bourbon. Duc de Longueville, pair de France, O. devint comte de Neuchâtel à la mort de son père (29 avril 1595), d'abord sous la régence de sa grand-mère Marie de Bourbon (1595-1601), puis sous celle de sa mère (1601-1617). Il vint une première fois à Neuchâtel en 1618, où il séjourna un an et ne fit plus tard que de rares passages. Avec son projet de ville nouvelle, en 1625, Henripolis, il tenta, sans succès, de restaurer l'autorité comtale face à la ville de Neuchâtel. La même année, il acquit la seigneurie de Lignières par un échange avec le prince-évêque de Bâle. C'est sous son règne que furent créées les mairies de La Brévine (1624) et de La Chaux-de-Fonds (1656). O. exerça d'importants commandements pendant la guerre de Trente Ans. Membre du conseil de régence à l'avènement de Louis XIV, il dirigea la délégation française aux négociations de la paix de Westphalie à Münster de 1645 à 1648. Il y appuya les démarches du bourgmestre de Bâle Johann Rudolf Wettstein qui s'efforçait d'obtenir que les XIII cantons fussent détachés en droit du Saint-Empire, et, parallèlement, chercha à intégrer officiellement Neuchâtel et Valangin dans la Confédération. Sa participation à la Fronde lui valut d'être emprisonné de 1650 au début de 1651. En 1657, faute d'avoir reçu la reconnaissance souhaitée de la part des Confédérés, il obtint de Louis XIV un traité d'alliance, qui donnait à Neuchâtel les mêmes droits qu'aux cantons et prévoyait son inclusion dans les futurs renouvellements de l'alliance franco-suisse; O. y était désigné comme "prince souverain de Neufchastel et Valengin en Suisse".


Bibliographie
Hist.NE, 2, 23-24, 30-31
– R. Scheurer, «Henri II d'Orléans-Longueville, les Suisses et le comté de Neuchâtel à la fin de la guerre de Trente Ans», in 1648: Die Schweiz und Europa, éd. M. Jorio, 1999, 99-109

Auteur(e): Laurence Vial-Bergon