• <b>Louis Wenger</b><br>Le bâtiment du Musée Arlaud à Lausanne, construit de 1838 à 1840. Aquarelle vers 1842 de  Jean DuBois (Musée historique de Lausanne). Situé au sud de la place de la Riponne, le premier musée construit à Lausanne ferme la place. Au loin, le chœur et le clocher de l'église Saint-Laurent émergent derrière les colonnes de la Grenette. La place subit de profondes modifications après la construction du palais de Rumine qui accueillit le musée dès 1906, alors que le bâtiment néoclassique de Wenger fut utilisé comme école. Restauré, il retrouva sa vocation culturelle en 1997 sous le nom d'Espace Arlaud.

No 4

Wenger, Louis

naissance 31.5.1809 à Lausanne, décès 11.8.1861 à La Vaux (comm. Aubonne), prot., de Forst et, en 1832, de Lausanne. Fils de David, fabricant de papiers peints, et de Jeanne-Louise-Georgette Amaron. Beau-frère d'Henri Fischer. ∞ 1835 Rosalie Mottet, fille de Jean. Formation d'architecte auprès d'Henri Perregaux (vers 1824-1825), puis chez Achille Leclère à l'Ecole des beaux-arts de Paris (1827-1830). Architecte et homme politique, établi longtemps à Lausanne, puis à La Vaux comme intendant de la poudrerie fédérale (1854-1861). L'architecture néoclassique de W., rigoureusement structurée, est parfois teintée d'éclectisme. La maison de maître de l'Hermitage (1852-1855) à Lausanne figure au nombre de ses constructions privées. W. bâtit aussi d'importants édifices publics, dont les premières casernes de Bière (1836-1837), et, à Lausanne, le Musée Arlaud (1838-1840), l'asile des aveugles (1842-1844), la douane de Marterey (1849, auj. bibliothèque), ou encore le pénitencier pour femmes (1852-1863, démoli). On lui attribue - à tort semble-t-il - l'église de Bussigny-près-Lausanne (1856-1858). W. fit en outre une carrière politique et militaire. Membre de la municipalité de Lausanne (1842-1843, 1848-1854) et de la commission vaudoise des travaux publics (1834-1835 et 1843-1844), il fut juge suppléant au tribunal cantonal (1846-1853), président du Conseil de guerre (1852-1854) et major fédéral d'artillerie (dès 1847). Député radical au Grand Conseil vaudois dès 1843 (président en 1846, 1854, 1856, 1858, 1860 et 1861) et député à la Diète (1848), il siégea au Conseil national (1851-1854) et au Conseil des Etats (1848-1849 et 1855-1861). W. s'investit dans les questions de chemin de fer, notamment en 1858 à l'occasion du conflit opposant la Société Franco-Suisse (Neuchâtel-Pontarlier) au canton de Berne concernant le prolongement de la ligne (tronçon La Neuveville-Bienne).

<b>Louis Wenger</b><br>Le bâtiment du Musée Arlaud à Lausanne, construit de 1838 à 1840. Aquarelle vers 1842 de  Jean DuBois (Musée historique de Lausanne).<BR/>Situé au sud de la place de la Riponne, le premier musée construit à Lausanne ferme la place. Au loin, le chœur et le clocher de l'église Saint-Laurent émergent derrière les colonnes de la Grenette. La place subit de profondes modifications après la construction du palais de Rumine qui accueillit le musée dès 1906, alors que le bâtiment néoclassique de Wenger fut utilisé comme école. Restauré, il retrouva sa vocation culturelle en 1997 sous le nom d'Espace Arlaud.<BR/>
Le bâtiment du Musée Arlaud à Lausanne, construit de 1838 à 1840. Aquarelle vers 1842 de Jean DuBois (Musée historique de Lausanne).
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Bibliographie
– Gruner, L'Assemblée, 1, 849
Architektenlex., 566

Auteur(e): Paul Bissegger