• <b>Freiamt</b><br>L'assemblée de bailliage du Freiamt sur la place du Rüteli à Mettmenstetten le 26 mars 1795, eau-forte aquarellée de  Johann Jakob Aschmann (Musée national suisse). Dans quelques bailliages (ou seigneuries) de l'Etat zurichois, il existait au niveau du bailliage une institution communale (formée par regroupement de communes) qui disposait d'une fortune propre et qui pouvait même (dans les seigneuries) percevoir un impôt; l'examen des comptes avait lieu en général une fois par an, au cours d'une "assemblée de bailliage".

Freiamt

Complexe seigneurial, originellement aux mains des Habsbourg, puis intégré au bailliage zurichois de Knonau. Au Moyen Age, le terme ne désignait pas un territoire, mais une association de personnes, constituée de paysans libres soumis à un tribunal comtal qui, selon le rentier des Habsbourg, siégeait aux XIIIe et XIVe s. à Rifferswil, Affoltern am Albis et Berikon. Les justiciables provenaient de ces endroits, ainsi que des villages et hameaux de Bonstetten, Hedingen, Aesch, Dachelsen, Lunnern, Zwillikon, Aeugst am Albis, Mettmenstetten, Rossau, Ernbrechtikon, Gangolzwil et Zweiern (les trois derniers aujourd'hui abandonnés). La haute justice sur Steinhausen et sur le Kelleramt relevait aussi du F. Le coutumier du tribunal d'Affoltern (XIVe s.) nous renseigne sur cette structure qui regroupait quelque 300 paysans. La ville de Zurich s'empara du F. en 1415, lors de la conquête de l'Argovie; ignorant les demandes de restitution, elle s'en fit confirmer l'annexion par l'empereur Sigismond en 1433. Elle l'intégra au bailliage de Maschwanden, puis en fit en 1507 une circonscription judiciaire du bailliage de Knonau. L'incorporation à l'Etat zurichois fit perdre tout privilège juridique aux paysans libres du F., qui gardèrent néanmoins une certaine conscience de leur ancien statut, à cause du nom (qui signifiait "bailliage libre"; une institution dite "commune du F.", qui tenait des assemblées à Mettmenstetten, exista jusqu'en 1795). Les territoires marginaux, sur lesquels Zurich n'exerçait que le droit de haute justice, sortirent de la souveraineté cantonale en 1798 ou en 1803. Le nom survécut surtout dans l'Eglise zurichoise (organisée en 1532): la désignation de "chapitre du F." resta en usage jusqu'en 1831, cédant ensuite la place aux termes de chapitre de Knonau, puis d'Affoltern en 1839.

<b>Freiamt</b><br>L'assemblée de bailliage du Freiamt sur la place du Rüteli à Mettmenstetten le 26 mars 1795, eau-forte aquarellée de  Johann Jakob Aschmann (Musée national suisse).<BR/>Dans quelques bailliages (ou seigneuries) de l'Etat zurichois, il existait au niveau du bailliage une institution communale (formée par regroupement de communes) qui disposait d'une fortune propre et qui pouvait même (dans les seigneuries) percevoir un impôt; l'examen des comptes avait lieu en général une fois par an, au cours d'une "assemblée de bailliage".<BR/>
L'assemblée de bailliage du Freiamt sur la place du Rüteli à Mettmenstetten le 26 mars 1795, eau-forte aquarellée de Johann Jakob Aschmann (Musée national suisse).
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Bibliographie
Geschichte der Gemeinde Obfelden, 1947
– S. Brändli, Der Ämtlerhandel, 1995

Auteur(e): Martin Illi / TCH