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Hoffmann, Arthur

naissance 19.6.1857 à Saint-Gall, décès 23.7.1927 à Saint-Gall, prot., de Saint-Gall. Fils de Karl ( -> 11). ∞ 1884 Frida Clementina Moosherr, fille de Hermann Ulrich, médecin. Etudes de droit à Genève, Munich, Leipzig, Strasbourg et Zurich (doctorat en 1880). Avocat à Saint-Gall (1880-1911). Radical, H. contribua à donner une direction rigoureuse au parti aux niveaux communal et cantonal. Député au Grand Conseil saint-gallois de 1886 à 1911 (président en 1892, 1898 et 1904). Conseiller aux Etats (1896-1911, président en 1902-1903), il s'occupa tout particulièrement de questions juridiques et militaires (président de la commission pour l'élaboration du Code civil de 1907). H. fut élu au Conseil fédéral le 4 avril 1911, où il dirigea d'abord le Département de justice et police, puis le Département militaire (1912-1913). Président de la Confédération, il passa au Département politique (1914). En 1917, sans le consentement de ses collègues, il entreprit des démarches en vue d'un traité de paix séparée entre l'Allemagne et la Russie. La découverte de ce qu'on appela l'affaire Grimm-Hoffmann nuisit à la crédibilité de la neutralité suisse et contraignit H. à démissionner le 19 juin 1917. Il reprit ses activités d'avocat à Saint-Gall et fut chargé par le Conseil fédéral, en 1922, des travaux préparatoires pour la révision partielle du droit des obligations. Avant et après son mandat de conseiller fédéral, H. occupa diverses fonctions honorifiques (président de l'Union suisse des exportateurs de broderie et du conseil de l'école cantonale des hautes études commerciales) et fut membre de plusieurs conseils d'administration (président des conseils de la compagnie ferroviaire de l'Union-Suisse et de la fabrique de machines d'Oerlikon). Radical de tendance conservatrice, il jouissait d'un grand ascendant sur ses collègues, tant au Conseil fédéral qu'au Parlement. Lorsqu'il tenta de faire avancer les chances de paix, en 1917, ses intentions étaient certainement louables, mais il avait mal évalué la politique de puissance de l'Allemagne et les chances qu'avait la Suisse de l'influencer. Colonel (1899).


Bibliographie
– Altermatt, Conseil fédéral, 300-305

Auteur(e): Marcel Mayer / MBA