17/01/2005 | communication | PDF | imprimer

Ferenbalm

Comm. BE, distr. de Laupen, située sur le plateau entre la Sarine et la Bibera, comprenant les villages et hameaux de F., Vogelbuch, Kleingümmenen, Rizenbach, Biberen, Jerisberg, Haselhof et Gammen (enclave). 1123 villa de Balmis; dès le XVIe s. Feren-Balm (pour la distinguer d'Oberbalm), franç. La Baumette. 488 hab. en 1764, 983 en 1850, 1114 en 1900, 858 en 1930, 1036 en 1950, 1262 en 2000.

Tumulus sans doute hallstattiens (Maizelg, Faverwald, Vogelbuchwald, Hof Wittenberg), tombes de La Tène (Vogelbuch), vestiges d'habitat romain au Gümirain (tuiles, céramique) et à Biberen (robinet en bronze). Si la donation par la maison royale de Bourgogne, en 961-962, de l'ermitage de Balm au couvent clunisien de Payerne est un faux, en revanche les droits de propriété du couvent sont attestés dès 1123. Le territoire fait partie de la seigneurie d'Oltigen, qui appartient au XIIIe s. aux Kibourg, puis dès 1410 à Berne, qui l'attribue en 1483 au bailliage de Laupen, hormis les juridictions de Biberen et Gammen, incorporées en 1502-1527. L'église Saints-Pierre-et-Paul à F., mentionnée en 1123, est rebâtie en 1657 après un incendie. En contrebas de l'église, dans une grotte, se trouvent les vestiges de la chapelle de pèlerinage de Sainte-Radegonde, rasée en 1534, et des tombes. La paroisse réformée de F. comprend aussi les communes fribourgeoises d'Agriswil, Büchslen, Gempenach, Ried, Ulmiz et Wallenbuch (qui dépendit de Gurmels de 1528 à 1991). De Payerne, le patronage est passé à Oltigen, à Berne en 1410, aux chevaliers teutoniques et au chapitre de Saint-Vincent à Berne en 1427, puis à nouveau à Berne dès 1528. Les huit parties de la commune sont d'anciens hameaux d'assolement; Jerisberg est édifié au XVIIe s. sur les communaux, pour des journaliers. Au XIXe s. eut lieu le partage des communaux; améliorations foncières de F.-Wallenbuch en 1962-1979. La situation de Kleingümmenen, Biberen et Rizenbach sur la route cantonale Berne-Lausanne, à la bifurcation de Neuchâtel, et sur les lignes des chemins de fer Berne-Neuchâtel et de la Singine, favorise dès 1960 l'essor de la construction. Environ la moitié de la population active de F., commune vouée à l'agriculture et à la petite industrie, travaille à l'extérieur, essentiellement à Berne, en empruntant le train ou l'autoroute qui passe au nord de F. Ecoles à F., Vogelbuch et Gammen. A Jerisberghof s'est ouvert en 1970 le musée paysan Althus (privé).


Bibliographie
– J.-P. Anderegg, Ferenbalm, 1973
Gesamtmelioration Ferenbalm, [1988]
– J.-P. Anderegg, Bauinventar der Gemeinde Ferenbalm, [1995]

Auteur(e): Anne-Marie Dubler / PM