Mercure suisse

Périodique mensuel, le Mercure suisse, ou recueil de nouvelles historiques, politiques, littéraires et curieuses est fondé en décembre 1732 à Neuchâtel par Louis Bourguet. En janvier 1738, il se dédouble en une gazette politique, le Mercure suisse (qui devient en 1748 le Nouvelliste suisse) et une revue littéraire, le Journal helvétique. De septembre 1769 à 1780, il se poursuit sous le titre de Nouveau journal helvétique, qui réunit à nouveau politique et littérature. En 1781-1782, il porte le titre de Journal de Neuchâtel. Interrompu en 1783, il paraît pour la dernière fois en 1784 sous le titre de Nouveau journal de littérature et de politique de l'Europe, et surtout de la Suisse. Lieu de rencontre et d'échanges pour l'intelligentsia suisse romande et alémanique, le journal a un contenu encyclopédique jusqu'en 1769 (études littéraires, philosophiques, économiques et scientifiques). Sous la direction d'Elie Bertrand (1769-1779) et d'Henri-David Chaillet (1779-1784), il publie ensuite essentiellement des comptes rendus d'ouvrages. Parmi ses collaborateurs réguliers, il faut citer Laurent Garcin, Gabriel Seigneux de Correvon, Emer de Vattel, Jean-Pierre de Crousaz, Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière (correspondant parisien de 1780 à 1782). Le nombre des souscripteurs s'élève à 400 en 1769, puis tombe au-dessous de 200 en 1782: les abonnements proviennent alors essentiellement de Neuchâtel, Vaud, Genève, Berne, Bâle, Zurich et Schaffhouse, soit de régions à tradition protestante.


Bibliographie
– M. Schlup, «Diffusion et lecture du "Journal helvétique" au temps de la Soc. typographique de Neuchâtel, 1769-1782», in La diffusion et la lecture des journaux de langue française sous l'Ancien Régime, 1988, 59-70
– J. Sgard, dir., Dict. des journaux, 1600-1789, 1991

Auteur(e): Michel Schlup