• <b>Walter Hauser</b><br>Lithographie à la plume tirée de l'<I>Album national suisse</I>, publié de 1888 à 1907 à Zurich par Orell Füssli (Bibliothèque nationale suisse).

No 34

Hauser, Walter

naissance 1.5.1837 à Wädenswil, décès 22.10.1902 à Berne, prot., de Wädenswil. Fils de Jakob Arnold, maître tanneur et capitaine d'état-major à Zurich, et d'Emilie Theiler. ∞ 1865 Marie Sophie Wiedemann, fille de Daniel, commerçant. H. fréquenta l'institut Heer à Wädenswil et le gymnase à Zurich. Après un apprentissage dans la tannerie paternelle, à Wädenswil, il devint directeur et propriétaire de l'entreprise (jusque vers 1880). Dans sa commune d'origine, il fut l'un des promoteurs du chemin de fer de la rive gauche du lac de Zurich (1859), de la ligne Wädenswil-Einsiedeln (1870) et de l'usine à gaz (1874). H. se rallia, à la fin des années 1860, au mouvement démocrate, fut élu à la Constituante zurichoise (1868) et au Grand Conseil (1869). Conseiller d'Etat (1881-1888), il dirigea d'abord le Département des finances, puis celui des travaux publics. Promu colonel d'artillerie en 1888.

<b>Walter Hauser</b><br>Lithographie à la plume tirée de l'<I>Album national suisse</I>, publié de 1888 à 1907 à Zurich par Orell Füssli (Bibliothèque nationale suisse).<BR/>
Lithographie à la plume tirée de l'Album national suisse, publié de 1888 à 1907 à Zurich par Orell Füssli (Bibliothèque nationale suisse).
(...)

Conseiller national de 1869 à 1875, H. siégeait dans les rangs de la gauche démocratique. Il fut conseiller aux Etats de 1879 à 1888 (président en 1883), puis, le 13 décembre 1888, élu au Conseil fédéral au premier tour, avec 117 voix (président de la Confédération en 1892 et 1900). Il dirigea le Département militaire (1888-1890) lors des travaux de fortification du Gothard, puis fut à la tête du Département des finances et des douanes jusqu'à son décès (1891-1899 et 1901-1902). Considéré comme le sauveur des finances fédérales, H. introduisit le contrôle des finances et parvint à réunir les fonds pour l'étatisation des chemins de fer. Son projet de loi sur la création d'une banque nationale échoua en 1897 en votation populaire et ne fut accepté qu'en 1906 lors d'une deuxième tentative. Ses contemporains louaient son intelligence, sa force de caractère, sa volonté, son sens du devoir, son patriotisme et son ardeur au travail. Il passait pour réfléchi, tenace, parfois entêté. Un monument rappelle son souvenir à Wädenswil où une rue porte son nom et où il fut un membre actif de la société de gymnastique.


Fonds d'archives
– Fonds, AFS
Bibliographie
– Altermatt, Conseil fédéral, 244-247

Auteur(e): Peter Ziegler / FP