Ghana

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Dès 1828, des membres de la Mission de Bâle s'installent sur la Côte-de-l'Or, futur G., et s'efforcent de lutter contre le commerce des esclaves en développant la formation scolaire et professionnelle, en introduisant dès 1858 la culture du cacao, activités qui auront une influence durable. Le G. figure parmi les premiers partenaires commerciaux de la Suisse en Afrique (importations de cacao, d'or, d'ananas, de bois; exportations de machines, de produits chimiques). Estimée à près de 100 millions de francs en 1960, la présence suisse au G. reste importante dans les années 1980: établissements financiers (UBS et SBS), industries de l'alimentation (Nestlé), du textile et de l'aluminium, sociétés de commerce international, de surveillance (SGS) et de transports (Saurer). Relativement limitées, l'aide humanitaire et la coopération au développement sont financées par des fonds publics et privés. Dès 1984, des accords bilatéraux favorisent les exportations de la Suisse et l'aide suisse à l'assainissement financier du G. qui applique strictement les plans d' "ajustement structurel" du FMI. Après avoir reconnu l'indépendance du G. (colonie britannique), le 6 mars 1957, le Conseil fédéral convient avec le gouvernement du G. que le traité anglo-suisse d'amitié, de commerce et d'établissement reste valide. Un consulat est ouvert à Accra en 1938, transformé en consulat général en 1957, puis en ambassade en 1960, lors de l'établissement des relations diplomatiques, compétente aussi pour plusieurs Etats de l'Afrique occidentale (Togo, Libéria, Guinée, Mali, Sierra Leone). On compte plus d'une centaine de Suisses au G. dans les années 1930, environ 300 en 1950, plus de 600 en 1960. Les effectifs de la colonie suisse sont variables depuis l'indépendance (184 Suisses en 1989, dont 76 doubles-nationaux, les mariages mixtes étant particulièrement nombreux, 272 dont 141 doubles-nationaux en 2004). Les demandes d'asile déposées par des Ghanéens en Suisse ont passé de deux en 1980 à 450 en 1990. Inaugurée en 1969, l'Ecole suisse d'Accra est la seule en Afrique noire.


Fonds d'archives
– Documentation du DFAE
Bibliographie
– E.A. Osafo, Der Beitrag der Basler Mission zur wirtschaftlichen Entwicklung Ghanas von 1828 bis zum Ersten Weltkrieg, 1972
– F. Ehrler, Handelskonflikte zwischen europäischen Firmen und einheimischen Produzenten in Britisch Westafrika, 1977
– C. Vogelsanger, Pietismus und afrikanische Kultur an der Goldküste, 1977
– M. Gannon, «The Basle Mission Trading Company and British Colonial Policy in the Gold Coast 1918-1928», in Journal of African History, 24, 1983, 4, 503-515
– P. Haenger, Sklaverei und Sklavenemanzipation an der Goldküste, 1997
– R. Lenzin, Afrika macht oder bricht einen Mann, 1999

Auteur(e): Marc Perrenoud