Bangladesh

 © 2000 DHS et Kohli cartographie, Berne.
© 2018 DHS

Province orientale du Pakistan devenue Etat indépendant en 1971. République présidentielle selon la Constitution de 1972, le B. connut plusieurs coups d'Etat militaires dans les années 1970 et 1980. Lors du conflit entre le Pakistan et l'Inde au sujet du Pakistan oriental qui avait fait sécession, les deux pays confient la défense de leurs intérêts à la Suisse. Ces bons offices contribueront à l'établissement des relations diplomatiques en 1975 entre le B. et le Pakistan, mais retardent la reconnaissance du B. par la Suisse. En 1972 seulement, le Conseil fédéral noue des relations diplomatiques avec le nouveau pays et ouvre une ambassade à Dacca, abritant dès 1981 un bureau de coordination de l'aide au développement, particulièrement active au B. L'aide aux victimes de la pauvreté, des inondations et de la guerre caractérise durablement les relations bilatérales: 120 millions de francs y sont engagés de 1971 à 1977. Dès 1971, les populations sont secourues par le CICR et la Croix-Rouge suisse (qui participe à la construction d'un hôpital), puis par le Corps d'aide en cas de catastrophes. Un accord-cadre de coopération technique signé en 1976 entraîne de nombreuses activités (stockage des grains, ateliers mécaniques, sécurité alimentaire, développement familial, formation professionnelle, élevage de vers à soie, eau potable dans les campagnes, pompes pour l'irrigation, etc.) qui sont souvent gérées en collaboration avec des organismes internationaux ou suisses (Caritas, Entraide protestante). Une aide financière est accordée en 1975 et 1978 (11 millions de francs), 1980 (8 millions), 1981 (15 millions). Dès 1976, le jute, dont le B. est le premier exportateur mondial et la Suisse une des plaques tournantes du commerce international, est l'objet d'entretiens diplomatiques et de débats publics, car les milieux tiers-mondistes cherchent à promouvoir des échanges plus favorables aux paysans bengalis. La Confédération s'associe à l'accord international sur le jute, aide le B. à accroître ses ventes et à compenser ses pertes de recettes d'exportation. La présence helvétique au B. s'explique par la coopération au développement, les investissements dans l'agrochimie et les activités commerciales. Le nombre des Suisses au B., d'une quinzaine en 1956, dépasse la cinquantaine en 1989. Dès 1987, la Suisse enregistre plus de 100 demandeurs d'asile par an (665 en 1990, 268 en 2001).


Fonds d'archives
– Documentation du DFAE
Bibliographie
APS, 1971, 45-46, 53-54

Auteur(e): Marc Perrenoud