• <b>Nicaragua</b><br>Affiche convoquant à une fête de solidarité avec le Nicaragua, le Salvador et le Guatemala à Saint-Gall en 1981, réalisée par   Franziska Bürkler et Peter Kamm (Museum für Gestaltung Zürich, Plakatsammlung, Zürcher Hochschule der Künste). Après la chute du dictateur Somoza et l'arrivée au pouvoir des sandinistes en 1979, de nombreuses organisations politiques et humanitaires suisses aidèrent le nouveau gouvernement socialiste qui devait faire face à une situation d'urgence.

Nicaragua

 © 2007 DHS et Kohli cartographie, Berne.<br>
© 2017 DHS

Le territoire constituant l'actuel Etat du N. fut colonisé par les Espagnols dans les années 1520. Il fit partie de la République fédérale d'Amérique centrale de 1822 à 1838. Sous l'influence des Etats-Unis au début du XXe s., le pays vit en 1979 l'arrivée au pouvoir des sandinistes avec leurs réformes socialistes. Un processus de démocratisation fut engagé en 1990. Le consulat de Suisse, ouvert en 1936 dans la capitale, Managua, devint en 1959 un consulat général et une ambassade en 1976. Durant la Deuxième Guerre mondiale, la Suisse y représenta la France de Vichy et l'Italie. En contrepartie, le N. se fit représenter par la Suisse en Allemagne, en France, en Italie et au Japon. La Suisse représenta également le N. en Bulgarie de 1950 à 1960. Le pays n'eut jamais d'importance notable pour l'économie suisse. En 1948 et 1950, l'armée suisse et le groupe genevois Hispano Suiza fournirent pour plusieurs millions d'armes d'ordonnance, de canons et de munition au régime de Somoza; une bonne partie de ce matériel échoua en Israël, pays alors frappé d'embargo sur les armes. Plus tard, la Suisse exporta vers le N. des produits manufacturés, des machines et des produits chimiques. Nestlé y a ouvert en 1969 une fabrique de lait en poudre pour desservir le marché d'Amérique centrale. Economiquement ravagé, le N. reçut à partir de 1980 une aide au développement de la part de la Suisse. La Direction de la coopération au développement et de l'aide humanitaire (plus tard Direction du développement et de la coopération) y fut active aux côtés d'organisations non gouvernementales (principalement l'Œuvre suisse d'entraide ouvrière) et des brigades de travailleurs volontaires. Comme dans les autres pays d'Amérique centrale, la politique de développement de la Suisse au N. a porté avant tout sur la reforestation, l'approvisionnement en eau potable et l'accès aux soins de base. De nombreuses organisations de solidarité envers les sandinistes se sont créées en Suisse dans les années 1980; le café et les bananes Nica ont été parmi les premiers produits du commerce équitable. En 2007, on comptait 249 Suisses établis au N., plus de la moitié d'entre eux étant des doubles nationaux.

<b>Nicaragua</b><br>Affiche convoquant à une fête de solidarité avec le Nicaragua, le Salvador et le Guatemala à Saint-Gall en 1981, réalisée par   Franziska Bürkler et Peter Kamm (Museum für Gestaltung Zürich, Plakatsammlung, Zürcher Hochschule der Künste).<BR/>Après la chute du dictateur Somoza et l'arrivée au pouvoir des sandinistes en 1979, de nombreuses organisations politiques et humanitaires suisses aidèrent le nouveau gouvernement socialiste qui devait faire face à une situation d'urgence.<BR/>
Affiche convoquant à une fête de solidarité avec le Nicaragua, le Salvador et le Guatemala à Saint-Gall en 1981, réalisée par Franziska Bürkler et Peter Kamm (Museum für Gestaltung Zürich, Plakatsammlung, Zürcher Hochschule der Künste).
(...)


Bibliographie
– Th. Kadelbach, Les brigadistes suisses au Nicaragua, 2006

Auteur(e): Thomas Fischer / LA