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Thalheim an der Thur

Comm. ZH, distr. d'Andelfingen, au sud de la Thur, comprenant le village de T. (structure nucléaire typique du Weinland) et l'ancienne commune civile de Gütighausen. 1166 Torlinchovin, 1257 Torlinkon, jusqu'en 1878 Dorlikon. 289 hab. en 1637, 480 en 1707, 442 en 1799, 561 en 1850, 469 en 1900, 433 en 1950, 637 en 2000. Tombe de femme de l'âge du Bronze au Brandbühl, groupe de tumulus hallstattiens à la Risi et vestiges de murs romains à la Betpur. Le nom ancien de la localité est l'indice d'un habitat alaman du haut Moyen Age. Un bac exista jusqu'au XIXe s. près de Gütighausen (premier pont construit en 1862) et un second passage ancien franchissant la Thur peut être supposé au nord de T. En plus des Kibourg et de leurs successeurs les Habsbourg, les seigneurs fonciers étaient notamment les couvents de Töss, Sankt Katharinental et Wettingen. En 1324, la seigneurie justicière passa de Heinrich von Wespersbühl à Walter von Gachnang et, en 1377, aux Hohenlandenberg. T. échut en 1434 à Zurich avec la seigneurie d'Andelfingen. Une chapelle Saint-Martin, filiale d'Andelfingen, mentionnée en 1370, fut rénovée en 1489. Après la Réforme (1524), des cultes y furent célébrés régulièrement dès 1599 pour T. et Gütighausen. La paroisse fut créée en 1643 et son pasteur, depuis 1648, desservit aussi Altikon. Dès 2010, T. et Altikon forment une seule paroisse. Le doublement de la population en moins de cinquante ans motiva en 1683-1684 l'agrandissement de l'église, qui prit alors son aspect actuel (quatre remarquables vitraux armoriés dans le chœur). L'agriculture traditionnelle était principalement vouée à la céréaliculture. Les partages successoraux firent tellement augmenter le nombre de ménages pauvres que le poids des dettes finit par contraindre Gütighausen à la faillite en 1703 et T. en 1725. En 1766, une cinquantaine de fermes, la plupart de petite taille, disposaient de 2 à 14 ha dans les trois soles, en vignes, en chenevières, en prés et en forêts privées; à cela s'ajoutaient les droits aux biens communaux. L'ouverture en 1875 de la ligne ferroviaire Winterthour-Singen, qui dessert T., entraîna le changement de nom de la localité et apporta à la population de nouvelles sources de revenu, à Winterthour par exemple. Le remaniement parcellaire du Thurfeld (1912) fut le premier du canton, tandis que celui des communes de T. et d'Altikon en 1955 fut parmi les derniers. T. a conservé un caractère rural et abrite le plus grand centre collecteur de céréales de Suisse orientale.


Bibliographie
– K. Basler, Spurensicherung in der Zürcher Weinlandgemeinde Thalheim, 1991
– K. Basler, Dorlikon an der Grenze des Wachstums, 1998
– K. Basler, Verwandtschaften in früheren Jahrhunderten, 2004

Auteur(e): Konrad Basler / LA