30/03/2012 | communication | PDF | imprimer | 

Porrentruy (commune)

L'édition imprimée de cet article comporte des images. Commandez le DHS chez notre éditeur.

Comm. JU, chef-lieu du distr. du même nom, dans le Jura tabulaire et la vallée de l'Allaine. 1136 Purrentru, all. Pruntrut. Env. 1400 hab. en 1380, 1000 vers 1480, 1600 vers 1540, 2408 en 1770, 2355 en 1809, 1896 en 1818, 2280 en 1850, 6959 en 1900, 6523 en 1950, 6753 en 2000. Ville francophone avec une minorité germanophone ayant diminué au XXe s. (14% en 1888, 7% en 1970, 2,9% en 2000). Centre administratif et économique de l'Ajoie, au carrefour des voies de communication Bâle-Besançon et Berne-Paris via Belfort. Résidence des princes-évêques de Bâle de 1528 à 1792 (évêché de Bâle), chef-lieu du département français du Mont-Terrible (1793-1800), sous-préfecture du Haut-Rhin (1800-1814), chef-lieu de bailliage (1815), puis de district bernois (1831-1978), P. est, depuis la création de la République et Canton du Jura en 1979, le siège de plusieurs institutions cantonales.

1 - De la préhistoire au haut Moyen Age

La plus ancienne trace de présence humaine est un outillage mésolithique mis au jour dans la cour arrière de l'Hôtel-Dieu. Quelques objets isolés signalent une présence au Néolithique et aux âges du Bronze final et du Fer. La voie romaine avec relais du Ier s. apr. J.-C., fouillée sur plus d'un kilomètre en direction d'Alle, indique que P. était située sur la route reliant Augst à Mandeure (alors Epomanduodurum), par l'Alsace et la vallée de l'Allaine, et était le point de départ d'un embranchement sur Besançon via Damvant. Un fanum gallo-romain a été repéré en 1983 au lieudit En Solier. Une multitude d'indices témoignent d'un habitat gallo-romain sur le site de la future ville médiévale. Dans la cour arrière de l'Hôtel-Dieu, on a aussi trouvé des vestiges carbonisés d'une construction du Xe  ou XIe s.

Auteur(e): François Kohler

2 - Moyen Age et Ancien Régime

2.1 - Du bourg castral à la résidence épiscopale

Au haut Moyen Age, la première agglomération se constitua aux abords de l'église Saint-Germain, citée en 1140. L'appartenance de P. à la maison de Ferrette fut cause de son développement: les comtes en firent le chef-lieu de leur seigneurie d'Ajoie en y érigeant un château sur un site facile à fortifier. Un bourg (actuel faubourg de France) se développa au pied du château et un autre bourg se forma sur la colline lui faisant face au sud. Les remparts, construits sans doute avant 1283, englobaient les deux bourgs mais laissaient l'église paroissiale Saint-Germain hors les murs.

En 1236, P. fut engagé à réméré au comte de Montbéliard par les Ferrette. Mais, en 1281, ceux-ci cédèrent leurs droits sur l'Ajoie à l'évêque de Bâle. Devant le refus du comte de Montbéliard de rendre P., l'évêque Henri d'Isny obtint l'appui de l'empereur Rodolphe de Habsbourg. Le comte, qui occupait P., dut se soumettre après un siège de six semaines par l'armée impériale. L'évêque de Bâle obtint de l'empereur l'octroi d'une lettre de franchises (20 avril 1283) pour la ville dont il était le seigneur temporel.

Cette charte, très brève, accordait aux habitants de P. les droits et libertés concédés à Colmar en 1278 et prescrivait la tenue d'un marché le jeudi. L'évolution institutionnelle se fit par la jurisprudence, fondée sur les coutumes locales et inscrite dans des règlements postérieurs, telles les ordonnances de police de 1547 et 1598. L'administration municipale était dirigée par un conseil de neuf membres: six étaient élus par la communauté bourgeoise (le maître-bourgeois, son second le conforteur et quatre conseillers), deux étaient nobles et le prévôt, bourgeois, était désigné par le prince. Les représentants de la communauté bourgeoise étaient renouvelés chaque année, c'est-à-dire que trois groupes de six membres, cooptés depuis le XVe s., alternaient au Conseil.

L'affaiblissement de l'influence montbéliardaise fut perceptible dès la fin du XIIIe s., alors que croissait celle de l'évêque et de la ville de Bâle. L'évêque avait acquis les droits d'avouerie et mis en place un personnel judiciaire et administratif. La cité rhénane exerçait son influence monétaire et économique à l'intérieur de la zone commerciale induite par le marché hebdomadaire. De 1386 à 1461, P. et l'Ajoie furent engagés à réméré aux comtes de Montbéliard, lesquels confirmèrent les franchises antérieures et octroyèrent quelques privilèges fiscaux. Après l'installation du prince-évêque et de sa cour à P. en 1528, le pouvoir urbain se trouva confronté à l'établissement de l'Etat moderne remettant en cause les privilèges des villes. Le désir d'une plus grande autonomie communale se traduisit par un succès partiel de la Réforme à P. entre 1555 et 1580, brisé par le prince-évêque Jacques Christophe Blarer de Wartensee. Aux siècles suivants, le prince renforça son emprise sur la ville, lui enlevant des compétences en matière scolaire, religieuse et caritative. Les velléités de résistance de la bourgeoisie urbaine, emmenée par Jean Georges Bruat et Pierre François Choullat, lors des Troubles de 1730-1740, furent sévèrement réprimées.

Auteur(e): François Kohler

2.2 - Urbanisme

De la fin du XIIIe au XVIIIe s., le plan de la cité médiévale fut sensiblement modifié du côté de la ville haute (au sud) par la construction de l'église Saint-Pierre (future paroissiale) entre 1321 et 1333, puis, vers 1600, par celle du collège des jésuites, comprenant un couvent, un petit séminaire et l'église de l'Assomption de la Vierge; un grand séminaire fut ouvert en 1716, une faculté de théologie en 1760; on y trouvait aussi une pagerie pour les jeunes nobles qui se destinaient au service du prince. La vieille ville porte encore l'empreinte d'une architecture gothique tardive et le style Renaissance se reconnaît dans les deux fontaines monumentales du Banneret et de la Samaritaine, érigées vers 1560. Son caractère de ville baroque princière (la seule en Suisse) provient de la transformation de nombreuses maisons bourgeoises et de la construction, au XVIIIe s., de bâtiments remarquables, l'hôtel de ville, l'Hôtel-Dieu et l'hôtel des Halles, construits par Pierre-François Paris, l'hôtel de Gléresse et la maison de Reinach. Des cinq portes que compta P. jusqu'à la fin du XVIIIe s., seules les deux du faubourg de France subsistent; mis à part le faubourg Saint-Germain, la ville resta confinée dans ses murs jusqu'au XIXe s. Le château, surplombant la ville au nord, est un ensemble de constructions s'étalant du XIIIe au début du XVIIIe s.

Auteur(e): François Kohler

2.3 - Métiers, économie

Le marché hebdomadaire et les foires trimestrielles, puis mensuelles, firent de P., déjà chef-lieu administratif, le centre des échanges commerciaux de l'Ajoie. La population, estimée à 1600 âmes vers 1540, s'élevait à 2408 lors du recensement de 1770, soit 1743 pour la ville et 665 pour la cour épiscopale. Depuis le XVe s., la société locale était encadrée par quatre corporations (tisserands, laboureurs, cordonniers et marchands) qui jouaient aussi le rôle de confréries religieuses. L'installation de la cour et de l'administration centrale de la principauté dès 1528, puis l'établissement du collège et de plusieurs institutions religieuses eurent des incidences bénéfiques pour l'économie locale et favorisèrent l'émergence, au XVIIIe s., d'une bourgeoisie formée de juristes, la plupart au service du prince, à côté de l'aristocratie épiscopale principalement originaire de l'Alsace et du Brisgau.

Auteur(e): François Kohler

2.4 - Institutions religieuses et sociales

 L'existence de la paroisse de P. est attestée dès 1140. Son collateur était l'archevêque de Besançon, lequel conserva le pouvoir spirituel à P. et en Ajoie jusqu'en 1781, la paroisse étant alors rattachée au diocèse de Bâle. La première église paroissiale fut Saint-Germain (premier édifice du XIe s., nouveau sanctuaire du début du XIIIe s., plusieurs fois restauré). L'église Saint-Pierre, consacrée en 1349, ne devint paroissiale qu'en 1475; sa chapelle Saint-Michel, de style gothique, érigée au sud de la nef entre 1450 et 1487, servait au chapitre des chanoines de Saint-Michel, fondé en 1377. A côté du collège des jésuites implanté par Blarer en 1591, d'autres institutions religieuses s'établirent en ville, les ursulines en 1619, les annonciades, installées définitivement en 1646, les capucins en 1663. A l'est de la ville, les bourgeois avaient fait construire vers 1650 une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Lorette, lieu de pèlerinage toujours fréquenté. En 1591, Blarer avait aussi établi un imprimeur pour l'édition de livres scolaires et religieux dans l'esprit de la Réforme catholique. Au XVIIIe s., le collège, avec sa bibliothèque et son activité théâtrale, et la cour épiscopale, pour la musique, étaient les deux foyers culturels de P. et de la région. Au XVIIIe s., les bourgeois bâtirent un nouvel hôpital, l'Hôtel-Dieu, pour remplacer celui fondé en 1406.

Auteur(e): François Kohler

3 - XIXe-XXe siècles

3.1 - Sous le régime français

Ce ne sont pas les révolutionnaires du comité de la Commune de P., formé le 20 juillet 1790, mais les troupes de la France révolutionnaire qui chassèrent le prince-évêque de sa résidence de P., le 27 avril 1792. A l'automne, la révolution triomphait à P. avec l'appui opportuniste de l'aile modérée de la bourgeoisie bruntrutaine. Le 23 mars 1793, l'Assemblée de la République rauracienne, sous pression d'envoyés de Paris, votait la réunion du Pays de P. à la France. La ville se retrouva chef-lieu du département du Mont-Terrible. En 1800, son territoire fut rattaché à celui du Haut-Rhin, dont P. devint l'une des sous-préfectures. L'administration communale était dirigée par le maire et un adjoint, assistés de dix conseillers, nommés par le préfet de Colmar. L'ancien collège, transformé en école centrale du Mont-Terrible en 1794, devint école secondaire communale sous le Consulat et collège sous l'Empire. Après l'invasion de la France par les Alliés, entrés à P. le 24 décembre 1813, les Bruntrutains se querellèrent sur le destin de l'ancien évêché, le parti épiscopal étant favorable à un retour du prince qui aurait été placé à la tête d'un canton suisse, et le parti français défendant le statu quo politique et social.

Auteur(e): François Kohler

3.2 - Du régime bernois au canton du Jura

A la suite de la réunion de la majeure partie de l'évêché de Bâle au canton de Berne en 1815 (Actes de réunion), P. fut chef-lieu de bailliage, puis de district dès 1831. En 1817, la commune bourgeoise (52% de la population en 1817, 27% en 1910) fut rétablie, réintroduisant l'inégalité politique entre bourgeois et habitants. La Constitution bernoise libérale de 1831 étendit l'exercice des droits politiques à tous les citoyens suisses résidents en créant la commune municipale. Le dualisme entraînera des frictions entre les communes bourgeoise et municipale jusqu'à l'acte de classification des biens communaux de 1865. Depuis 1916, le Conseil municipal est composé du maire et de huit conseillers, élus à la représentation proportionnelle. Dès 1972, le Conseil de ville, composé de quarante et un membres, a remplacé l'assemblée des citoyens et citoyennes. A la création de l'Etat jurassien en 1979, P. devint le siège du tribunal cantonal et des principales institutions scolaires et culturelles cantonales.

Foyer du libéralisme jurassien de 1830, P. connut, au XIXe s., une vie politique agitée, marquée par un fort antagonisme entre libéraux radicaux et conservateurs catholiques dans les questions relatives aux rapports entre l'Eglise et l'Etat, culminant en 1860 lors de la destitution de Joseph Trouillat de la mairie et du Kulturkampf dans les années 1870. Chaque camp défendait ses thèses à travers la presse. Les libéraux radicaux s'exprimaient par L'Helvétie (1832-1848), puis Le Jura (1850-1970), et l'organe radical delémontain Le Démocrate (1877-1993). Les conservateurs catholiques défendirent leurs idées sous différents titres successifs avant de trouver un organe permanent, Le Pays (1873-1993). De 1860 à 1972, le parti radical détint la mairie et généralement la majorité au Conseil municipal. L'opposition entre «rouges» (radicaux) et «noirs» (conservateurs) n'empêcha pas la défense commune de l'identité et des intérêts jurassiens dans le canton de Berne (législation française, bourgeoisies, chemins de fer). Au XXe s., on note une tendance à la conciliation entre les deux partis traditionnels, en partie due à l'apparition du parti socialiste représenté au Conseil municipal depuis 1912. De 2005 à 2008, le Conseil municipal était composé de quatre démocrates-chrétiens (dont le maire), deux radicaux, deux socialistes et un chrétien-social-indépendant.

Auteur(e): François Kohler

3.3 - Economie et société

En 1815, P. se retrouva dans une situation délicate du point de vue géo-économique: petit centre politico-administratif et commercial de l'Ajoie, coupé de son arrière-pays français par la nouvelle frontière et séparé du reste du Jura et de la Suisse par la barrière montagneuse des Rangiers. Dès 1830, les milieux économiques et politiques de P. cherchèrent à sortir l'Ajoie de son isolement par l'amélioration des liaisons routières avec la Suisse (projets de tunnels sous le Mont-Terri), puis, dès 1842, par le rattachement aux réseaux ferroviaires français et suisse. En 1872, l'ouverture de la ligne P.-Delle relia la ville au réseau des Chemins de fer de l'Est et à Paris; dès 1877, avec l'achèvement de la ligne P.-Delémont, la ville devint gare d'entrée de la Suisse pour le trafic français nord-sud, Calais-Paris-Bâle ou Berne-Milan, l'Alsace ayant été annexée par l'Allemagne en 1871. La petite ligne P.-Bonfol, ouverte en 1901, fut prolongée jusqu'à Pfetterhouse (la reliant ainsi au réseau alsacien) en 1910. En 1913, P. était la quatrième gare de Suisse pour le trafic marchandises. Le retour de l'Alsace à la France en 1918, puis le déclin du rail face à l'automobile et à l'avion déclassèrent la liaison franco-suisse par Belfort, supprimée en 1992. En 1998, P. fut relié à Delémont par l'autoroute A16 (Transjurane). L'aérodrome de P.-Courtedoux est en activité depuis 1947. A partir de 2004, P. est desservi par le RER bâlois et localement par le TUB (Transport urbain bruntrutain).

Introduite en 1842 sous l'impulsion du préfet Henri-Joseph Choffat par la création d'un atelier d'apprentissage à l'hospice des pauvres du Château, l'horlogerie se développa rapidement et comptait une soixantaine d'entreprises vers 1870. L'école d'horlogerie ouvrit en 1884, un bureau de contrôle des matières or et argent en 1887. En 1889, 750 personnes étaient actives dans la production de presque toutes les parties de la montre et du produit fini, soit plus de la moitié des emplois du secondaire, les autres se répartissant entre brasseries, manufactures de chaussures et de vêtements. Au XXe s., l'horlogerie resta l'activité industrielle prédominante. Mais, depuis 1975, avec la restructuration de l'horlogerie et le fort déclin de l'industrie des vêtements et des chaussures et malgré l'implantation de nouvelles activités (ameublement, fours électriques, bâtiment) et les efforts de l'Association de développement économique du district de P., les emplois industriels ont reculé, alors que le secteur tertiaire est devenu nettement majoritaire (68% des emplois en 2005). Toutefois P. est resté un centre d'attraction, avec un bilan très positif des migrations pendulaires des Ajoulots et de très nombreux frontaliers (env. 700 en 2000 sur 3387 navetteurs entrants).

L'essor du trafic ferroviaire et le développement industriel furent à l'origine de l'extension du secteur bâti à l'est et à l'ouest des remparts, entre la ville et la gare, autour de l'ancien quartier artisanal de Saint-Germain et le long de la route de Courtedoux. En 1955-1956, le nouvel hôpital des Minoux fut construit à proximité du sanatorium ouvert en 1934. Dans la seconde moitié du XXe s., une zone industrielle se développa au nord de la gare et de nouveaux quartiers résidentiels s'étendirent dans toutes les directions.

Auteur(e): François Kohler

3.4 - Vie culturelle et religieuse

A la Restauration, le collège de P. fut maintenu avec un enseignement classique confié à des ecclésiastiques, la plupart anciens maîtres de Bellelay. Sous le régime libéral de 1831, il devint une école secondaire publique laïque. L'école normale des instituteurs ouvrit en 1837. Dans le cadre de la réorganisation de l'instruction publique bernoise, l'école cantonale (école secondaire régionale et gymnase jurassien), créée en 1858, accorda le même poids aux domaines littéraire et scientifique. La mise en place de ces deux établissements, confessionnellement mixtes, se heurta à l'hostilité des milieux catholiques, lesquels créèrent des écoles privées, encore existantes, Sainte-Ursule et Saint-Paul pour les filles et le collège Saint-Charles pour les garçons, fondé en 1898. L'école cantonale devint lycée cantonal en 1979 et, dès 1982, l'institut pédagogique jurassien réunit les écoles normales de P. et Delémont (intégré à la haute école pédagogique des cantons de Berne, Jura et Neuchâtel, HEP-BEJUNE, en 2001). Depuis 1988, le centre professionnel de P. regroupe l'école professionnelle et l'école d'horlogerie et de microtechnique.

Berceau de la Société jurassienne d'émulation (1847), P. est aussi le siège des Archives de l'ancien évêché de Bâle, de la Bibliothèque et des Archives cantonales ainsi que du Musée de l'Hôtel-Dieu. Le culte catholique, supprimé en 1793, fut rétabli en 1800 et la paroisse de P. rattachée au diocèse de Strasbourg. En 1815, elle fit retour à celui de Bâle. La cure catholique de P., foyer de l'opposition à l'Etat libéral dans les années 1830, fut occupée temporairement par le curé catholique-chrétien, lors du Kulturkampf. Depuis 1998, les paroisses de P., Fontenais et Bressaucourt, forment une unité pastorale. En 1816, P. accueillit le premier pasteur protestant (de langue allemande) dans la partie catholique du Jura; le temple fut inauguré en 1891. Les protestants représentaient environ 20% de la population dans la première moitié du XXe s., 10% en 2000. La petite communauté juive, d'origine alsacienne, fondée vers 1850, construisit une synagogue en 1874; son déclin après la Deuxième Guerre mondiale (122 personnes en 1888, 84 en 1910, 38 en 1930, 30 en 1950, 3 en 2000) eut pour conséquence sa fermeture, puis sa démolition en 1983.

Auteur(e): François Kohler

Références bibliographiques

Fonds d'archives
– AAEB
– ABourg
– AMun
– ARCJ
Bibliographie
– L. Vautrey, Notices hist. sur les villes et les villages du Jura bernois, 2-4, 1863-1868 (réimpr. 1979)
– E. Folletête, La paroisse de Porrentruy et son église St. Pierre, 1939
– J.R. Suratteau, Le département du Mont-Terrible sous le régime du Directoire, 1965
– A. Bandelier, Porrentruy, sous-préfecture du Haut-Rhin, 1980
– P. Pégeot, Le pays de Montbéliard et la région de Porrentruy au Moyen Age, 1982
– P. Pégeot, «Porrentruy et ses franchises», in Actes SJE, 1983, 45-57
– P. Pégeot, «Le personnel dirigeant d'une petite ville médiévale: Porrentruy au XVe s.», in Actes SJE, 1986, 9-23
– M. Berthold, République et Canton du Jura, 1989, 120-150
Du Collège des Jésuites au Lycée cantonal, 1991
Guide archéol. du Jura et du Jura bernois, 1997, 104-107
– N. Barré, Le Collège des jésuites de Porrentruy au temps de Jacques-Christophe Blarer de Wartensee, 1588-1610, 1999
La communauté juive dans le Jura, cat. expo. Porrentruy, 2000
– V. Hirsch, Der Hof des Basler Bischofs Johannes von Venningen (1458-1478), 2004
– P.-Y. Donzé, Formation professionnelle et développement industriel dans le district de Porrentruy, 2005

Auteur(e): François Kohler