11/11/2003 | communication | PDF | imprimer

Chancy

Comm. GE, de la Champagne, à l'extrêmité occidentale du territoire suisse. Comprend les villages de C. et de Passeiry et le hameau du Cannelet. 1260 Chancie. 346 hab. en 1850, 331 en 1900, 296 en 1950, 913 en 2000. De nombreux vestiges de l'époque romaine ont été trouvés à C. et aux environs, en particulier les restes d'une tuilerie et de son four et les ruines d'un castrum au lieu de Montagny. Les droits seigneuriaux sont exercés par les comtes de Genève jusqu'en 1260, date à laquelle Amédée II, comte de Genève, reconnaît au prieuré de Saint-Victor la jouissance de ces droits dans les villages de la Champagne, dont C., ne se réservant que la haute justice. En 1536, à la suite de l'émancipation de la communauté de Genève et de la suppression des seigneuries ecclésiastiques, les procureurs de C. et d'Avully reconnaissent être les sujets de Genève comme ils l'étaient du prieuré de Saint-Victor. C. connaît alors les péripéties des terres de Saint-Victor jusqu'en 1749. En 1536 le village adopte la Réforme et une paroisse est formée, comprenant C., Cartigny et Valleiry. L'église médiévale Saint-Genis fait place en 1905 à la mairie, elle-même abandonnée en 1945 au profit d'une nouvelle mairie avec salle communale due à l'architecte Maurice Braillard. Temple néoclassique construit en 1840-1842. C. était un point de passage important sur la route de Genève à Lyon par le Fort-l'Ecluse, car c'est là qu'on accédait à la rive droite du Rhône. Le pont, qui se substitue au bac en 1424, est définitivement démoli en 1589. Un transport par bac subsiste ensuite jusqu'à la construction d'un pont en 1858, lui-même remplacé par un nouveau pont installé en 1874 à l'emplacement actuel (reconstruit en 1906-1907).


Bibliographie
Aménagement du territoire Avusy Chancy, 1969
– E. Golay, «Autour d'une émeute de paysans à Chancy au XVIIIe s.», in BHG, 15, 1975, 327-422
– P. Bertrand, Chancy, 21979

Auteur(e): Catherine Santschi