28/06/2005 | communication | PDF | imprimer

Cartigny

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Comm. GE, véritable centre de la Champagne, comprenant les villages de C. et La Petite Grave. 1220 Cartiniacum, Quartinie. Commune rurale à l'habitat groupé (env. 60% de maisons individuelles à la fin du XXe s.). 497 hab. en 1850, 385 en 1900, 325 en 1930, 398 en 1950, 748 en 2000. Traces de l'époque romaine. Au Moyen Age, C. fait partie des terres des comtes de Genève qui peu à peu cèdent leurs droits au prieuré de Saint-Victor en garantie d'avantages pécuniaires. Les prieurs de Saint-Victor possédaient au nord de C., dominant le Rhône au lieudit Les Roches, une maison-forte, le Châtelard, mentionnée en 1351 déjà. Elle servait de résidence au châtelain et de prison, accessoirement de résidence secondaire pour les prieurs. En 1528, le Châtelard est pris par les troupes du duc de Savoie Charles III, opposé au prieur François Bonivard. En 1536, après que les troupes bernoises eurent débloqué Genève, les procureurs de C. se reconnaissent sujets de Genève. La Réforme leur est imposée par le Conseil des Deux-Cents le 5 avril. C. subit dès lors le sort des terres de Saint-Victor jusqu'en 1754. En 1794, la Constitution fait de C. un district de l'arrondissement de Genève Sud; commune selon la loi française du 17 février 1800. C. forma d'abord une seule paroisse avec Chancy et Valleiry puis, à partir de 1598, avec Avully et Onex, et dès 1716 avec Avully seulement. Depuis 1838 chacune de ces communes forme une paroisse. Le temple, ancienne église Saint-Georges, attestée en 1412, est profondément remanié en 1772. Dès le XVIIe s. des familles bourgeoises de Genève, les Bordier, les Duval, acquièrent des domaines aux abords immédiats du village. En 1757, Charles Pictet, père de Charles Pictet-de Rochemont, fait construire la maison nommée "le château", qui abrite aujourd'hui l'Association l'Ange de l'Eternel. Philippe Monnier immortalisa C. par son livre Mon Village (1909). Une autre maison abrite le Centre de rencontres de l'Eglise nationale protestante. Le Moulin de Vert, établi sur l'ancien lit du Rhône, a disparu en 1939. On a installé à son emplacement une réserve naturelle (1970). Les fêtes folkloriques sont encore vivantes à C. On y célèbre, le premier dimanche de mai, le "feuillu", précédé du lavage des fontaines, coutume ancienne qui se rattache au culte païen des eaux.


Bibliographie
– J. Martin, Hist. et traditions de Cartigny, 1946

Auteur(e): Catherine Santschi