17/07/2007 | communication | PDF | imprimer

Grächen

Comm. VS, distr. de Viège. Station touristique située dans la vallée de la Viège, bordée par une épaisse forêt (Grächerwald). G. se trouve sur un replat, dans le prolongement du glacier de Ried, qui s'étend sur 5 km de Ried à Bärgji, faisant par endroits plus d'un kilomètre de largeur. 1210 de Grachan, 1250 de Granges. 338 hab. en 1850, 389 en 1900, 665 en 1950, 1254 en 2000. On a retrouvé des outils et des objets de chasse et de guerre du Bronze et une tombe de l'époque romaine. Une chapelle, dédiée à saint Jacques, a été bâtie en 1433. Au XVIIe s., elle a été abandonnée à la suite de la construction d'une nouvelle église. En 1750, G. se sépare de la paroisse de Stalden et devient indépendante. L'agriculture (axée sur la culture de la pomme de terre, du seigle et de l'orge) connaît des périodes difficiles, notamment dans la première moitié du XVIIe s., lorsqu'en raison de grosses chaleurs les céréales ne parviennent pas à atteindre leur maturité. Dans la seconde moitié du XVIIIe s., la population tombe dans une grande détresse, à la suite de la neige, du gel et des orages qui détruisent les cultures. La région de G. est reconnue comme étant la plus aride du Valais et, même, des Alpes. Toutefois, la proximité du glacier permet une large distribution en eau à travers les bisses. Relié à la plaine par une route construite en 1953, le village mise sur le tourisme familial, tant hivernal (ski alpin et de fond, patinage) qu'estival (promenades et randonnées). En 2003, on a enregistré environ 400 000 nuitées dans les hôtels, chalets et appartements de la station (60% en hiver). Le plus célèbre des ressortissants de G. est l'humaniste Thomas Platter dont le souvenir est perpétué dans un petit musée.


Bibliographie
Bull. de la Murithienne, 69, 1952, 104-113
– A.L. Schnidrig, Grächen, 1952
– S. Fux, Familien- und Dorfchronik von Grächen, 1900-2000, 2001

Auteur(e): Rachel Siggen-Bruttin