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Saint-Luc

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Ancienne comm. VS, distr. de Sierre, sur la rive droite de la Navisence, val d'Anniviers. Elle fait partie depuis 2009 de la nouvelle commune d'Anniviers, après fusion avec Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean et Vissoie. Elle comprenait deux villages, S. et l'enclave de Niouc. 1267 Lus, 1304 Luc, nom officiel jusqu'en 1904, S. apparaissant vers 1850. 385 hab. en 1850, 501 en 1900, 240 en 1950, 319 en 2000. S. relevait de l'évêque de Sion et formait avec Chandolin l'un des quatre quartiers du val d'Anniviers, cités dès 1327, dans le dizain de Sierre. S. devint commune en 1798; Chandolin s'en détacha en 1821. Partie de la paroisse de Vissoie jusqu'en 1805, lorsque la chapelle, dédiée à saint Luc au XVIe s., devint église paroissiale; la paroisse comprit Chandolin jusqu'en 1884. En 1845 et en 1858, le village de S. fut l'objet de deux graves incendies. Des gisements de cuivre et de nickel furent exploités jusque dans la seconde moitié du XIXe s. Le tourisme fit son apparition en 1859 avec la construction de l'hôtel Bella Tola (nouveau bâtiment en 1883). En 2005, la commune offrait 82% des emplois dans le secteur tertiaire.


Bibliographie
– E. Zufferey, Le passé du val d'Anniviers dans le cadre de l'hist. valaisanne, 1927 (réimpr. 2004)
– B. Crettaz, Hist. et sociologie d'une vallée de haute montagne durant le 19e s., 1979
– A.-F. et C. Buchs-Favre, dir., 150 ans d'hospitalité alpestre, 2009

Auteur(e): David Rey