• <b>Saint-Luc</b><br>Vue plongeante sur le village, détail d'une photographie réalisée vers 1880 par  Paul Vionnet (Musée de l'Elysée, Lausanne, Collection iconographique vaudoise). Le village est dans son état du XIX<SUP>e</SUP> siècle, avant la construction en 1882-1883 du Grand Hôtel Bella Tola. Les quelques maisons se serrent autour de l'église et le reste du village est en bois. Au-dessus de celui-ci, on distingue la bifurcation des deux chemins, l'un partant à l'ouest vers Chandolin et l'autre à l'est vers les alpages.

Saint-Luc

Ancienne commune VS, district de Sierre, ayant fusionné en 2009 avec Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean et Vissoie pour former la commune d'Anniviers. Sur la rive droite de la Navisence, dans le val d'Anniviers, elle comprenait deux villages, S. et l'enclave de Niouc. 1267 Lus, 1304 Luc, nom officiel jusqu'en 1904, S. apparaissant vers 1850. 385 hab. en 1850, 501 en 1900, 240 en 1950, 319 en 2000. S. relevait de l'évêque de Sion et formait avec Chandolin l'un des quatre quartiers du val d'Anniviers, cités dès 1327, dans le dizain de Sierre. S. devint commune en 1798; Chandolin s'en détacha en 1821. Partie de la paroisse de Vissoie jusqu'en 1805, lorsque la chapelle, dédiée à saint Luc au XVIe s., devint église paroissiale; la paroisse comprit Chandolin jusqu'en 1884. En 1845 et en 1858, le village de S. fut l'objet de deux graves incendies. Des gisements de cuivre et de nickel furent exploités jusque dans la seconde moitié du XIXe s. Le tourisme fit son apparition en 1859 avec la construction de l'hôtel Bella Tola (nouveau bâtiment en 1883). En 2005, la commune offrait 82% des emplois dans le secteur tertiaire.

<b>Saint-Luc</b><br>Vue plongeante sur le village, détail d'une photographie réalisée vers 1880 par  Paul Vionnet (Musée de l'Elysée, Lausanne, Collection iconographique vaudoise).<BR/>Le village est dans son état du XIX<SUP>e</SUP> siècle, avant la construction en 1882-1883 du Grand Hôtel Bella Tola. Les quelques maisons se serrent autour de l'église et le reste du village est en bois. Au-dessus de celui-ci, on distingue la bifurcation des deux chemins, l'un partant à l'ouest vers Chandolin et l'autre à l'est vers les alpages.<BR/>
Vue plongeante sur le village, détail d'une photographie réalisée vers 1880 par Paul Vionnet (Musée de l'Elysée, Lausanne, Collection iconographique vaudoise).
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Bibliographie
– E. Zufferey, Le passé du val d'Anniviers dans le cadre de l'hist. valaisanne, 1927 (réimpr. 2004)
– B. Crettaz, Hist. et sociologie d'une vallée de haute montagne durant le 19e s., 1979
– A.-F. et C. Buchs-Favre, dir., 150 ans d'hospitalité alpestre, 2009

Auteur(e): David Rey