24/05/2005 | communication | PDF | imprimer

Chandolin

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Comm. VS, distr. de Sierre, val d'Anniviers, comprenant C., Soussillon et Fang (dès 1798, sauf de 1851 à 1856; ce dernier relève de la paroisse de Vissoie), s'étageant de 755 m à 2700 m. Les mayens se trouvent au-dessous du village de C. situé à 1936 m - l'un des plus hauts de Suisse - sur une très forte pente. Ancien habitat groupé et constructions touristiques dispersées dès 1950. Vers 1250 Eschandulyns. 136 hab. en 1821, 139 en 1850, 200 en 1900, 138 en 1950, 74 en 1990, 95 en 2000. Pierres à cupules. C. fit partie jusqu'en 1798 de la châtellenie épiscopale d'Anniviers, dans le dizain de Sierre. Communauté au XVIe s.; vers 1600 C. est un "tiers" du "quartier" de Luc (ancien nom de Saint-Luc). Commune dès 1821 après avoir été incorporée à Luc en 1798, elle sera la seule de la vallée à voter en 1848 en faveur de la réunion au domaine de l'Etat des biens de l'évêque. Au spirituel, C. relève de la paroisse d'Anniviers (siège à Vissoie) jusqu'en 1804, puis elle forme jusqu'en 1884 une paroisse avec Luc, dont elle se détache alors (église Sainte-Barbe). Exploitation de mines de cuivre dès 1836. Le premier hôtel ouvre en 1897; villégiature d'été et d'hiver (télésiège en 1971, domaine skiable relié à celui de Saint-Luc en 1986). Petite centrale électrique en 1916. C. n'est relié à la plaine par une route qu'en 1960. La transhumance saisonnière a survécu jusque vers 1970. En 2000, 28% environ de la population active travaillent hors de la commune.


Bibliographie
– B. Crettaz, Hist. et sociologie d'une vallée de haute montagne durant le XIXe s., 1979
– S.C. Bille et al., L'aventure de Chandolin, 1983
– F. Cordonier, Chandolin dans le Val d'Anniviers entre tradition et modernité, 1880-1990, 1997

Auteur(e): Danielle Allet-Zwissig