17/11/2004 | communication | PDF | imprimer | 

Evionnaz

Comm. VS, distr. de Saint-Maurice, née en 1822 après séparation d'avec Saint-Maurice (la délimitation finale date de 1842). Très vaste territoire s'étendant de la plaine du Rhône (rive gauche) aux Dents-du-Midi, comprenant les hameaux de La Balmaz et de La Rasse. 1263 Eviona. 655 hab. en 1850, 929 en 1900, 713 en 1950, 930 en 2000. Vestiges de plusieurs tumulus de La Tène au Bois-Noir (cône de déjection du torrent de Saint-Barthélemy). Du Moyen Age à 1822, E. fit partie de la grande commune de Saint-Maurice. Le village fut incendié en 1644. En 1844, libéraux de la Jeune Suisse et conservateurs de la Vieille Suisse s'affrontèrent à La Balmaz. Au spirituel, E. releva de la paroisse de Saint-Maurice, puis devint autonome en 1847; chapelle Saint-Bernard-de-Menthon (1636, nouvelle construction en 1846) à E., chapelle Saint-Barthélémy (XVIIe s.) à La Rasse. L'exploitation des grands alpages de Salanfe et de Suzanfe entraîna des conflits séculaires avec Salvan. E. obtint en 1919 la juridiction du plateau de Salanfe (lac artificiel, barrage électrique). Autrefois agricole (culture de noyers), E. est devenu un gros bourg industriel, surtout après l'installation de l'usine chimique Orgamol en 1958 (450 collaborateurs en 2002).


Bibliographie
– A. Eggs-Mottet, Evionnaz, 1981

Auteur(e): Bernard Monnet