12/02/2014 | communication | PDF | imprimer

Steg

Ancienne comm. VS, distr. de Rarogne occidental, dans la vallée du Rhône, sur la rive gauche de la Lonza, à l'entrée du Lötschental. Depuis 2009, S. forme avec Hohtenn la comm. de S.-Hohtenn. 1300 stegue, benke. 122 hab. en 1798, 153 en 1850, 388 en 1900, 688 en 1950, 1336 en 2000. Le territoire fut colonisé par les Alamans au VIIe/VIIIe s. Au XIIIe s., S. dépendait des barons de la Tour. Leurs droits, rachetés par les Asperlin de Baltschieder (1307), passèrent ensuite par mariage aux Rarogne qui les vendirent à la communauté des villageois en 1434. Ainsi naquit la juridiction indépendante (Freigericht) de Benken (appelée dès 1727 commune et juridiction de S.), dont la légitimité, longtemps contestée par les cinq dizains supérieurs et le châtelain de Niedergesteln, ne fut reconnue par l'évêque de Sion et la Diète du Valais qu'en 1553. Les statuts villageois de S. et de Niedergesteln datent de 1564. S., Hohtenn et Niedergesteln partagèrent leurs biens communs en 1588. Au spirituel, S. releva d'abord du prieuré de Niedergesteln, avant de former une paroisse avec Hohtenn (1913). La chapelle Saint-Sébastien de 1661 fut remplacée par l'église de la Sainte-Famille de style néoroman (1913-1914). Après la correction du Rhône (1863-1884), la plaine fut asséchée et devint cultivable, d'où l'augmentation de la population de la commune et le très faible taux d'émigration. Durant la première moitié du XXe s., le village agricole de S. se transforma en village ouvrier: le chantier du tunnel du Lötschberg et les usines Lonza à Gampel et Viège créèrent des emplois; l'installation d'Alusuisse au Stegerfeld (1962) renforça la vocation industrielle de la commune, qui compta un temps plus de 600 ouvriers. En 1970, le secteur secondaire fournissait 73% des emplois, en 2005 encore 53% (secteur tertiaire: 44%).


Bibliographie
– L. Garbely, «Freigericht Benken, Gemeinde und Pfarrei Steg (1434-1934)», in BWG, 8/1, 1935, 1-47
– J. Indermitte, Chronik der Gemeinde Steg, 1980

Auteur(e): Bernard Truffer / CAP