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Riddes

Comm. VS, distr. de Martigny, sur la rive gauche du Rhône, comprenant R. (en plaine), le hameau d'Auddes et la station touristique La Tzoumaz (Mayens-de-R.), ainsi qu'Ecône. 1001 Ride, ancien nom all. Riden. 195 hab. en 1802, 487 en 1850, 892 en 1900, 1262 en 1950, 2197 en 2000. Une importante nécropole de la Tène finale, utilisée jusqu'à l'époque romaine, a été découverte à la fin du XIXe s. De nombreux bracelets "valaisans" en bronze, entre autres, ont alors été mis au jour. Primitivement possession de l'Eglise de Sion, puis dès le XIIe s. du comte de Savoie, R. fut au Moyen Age un lieu de passage d'importance militaire et commerciale grâce au grand pont sur le Rhône (péage). Le vidomnat de R., inféodé aux Chevron puis aux Montheys, releva dès le début du XIIIe s. de la châtellenie de Saillon, formant dès lors une métralie; R. passa en 1476 sous la domination des sept dizains (conquête du Bas-Valais). En 1742, R. racheta la taille et la mainmorte, et devint autonome en 1798. L'église paroissiale Saint-Laurent (citée dès 1153) appartint à l'abbaye d'Ainay avant d'être incorporée à la mense épiscopale de Sion en 1580. Le bâtiment fut remplacé en 1701 par un édifice baroque, qui sert de crypte depuis la construction d'une nouvelle église en 1972. En 1895, les sœurs de Saint-Joseph de Champagnole fondèrent un pensionnat à R. Elles y assurèrent des tâches scolaires avec l'école des petits puis l'école ménagère. Elles ont quitté R. en 2009. Jusqu'au début du XXe s., R. vécut surtout de l'agriculture de montagne; les travaux de corrections du Rhône, commencés au milieu du XIXe s., développèrent l'agriculture de plaine. Deux consortages, Chassoure et Etablons, se partageaient la montagne. En 2005, le secteur primaire offrait encore 16% des emplois et le secondaire 29%. De 1892 à 1922, Ecône abrita la première école d'agriculture du canton. L'arrivée du chemin de fer (1860) entraîna l'établissement de nombreux commerces, comme la maison vinicole Maye en 1889 (auj. Les Fils Maye SA), usines électriques à Ecône (exploitée par les Forces motrices de Mauvoisin) et Bieudron (à l'arrêt de décembre 2000 à janvier 2010, suite à un accident), une fabrique d'horlogerie (toujours existante), etc. Depuis 1942, un téléphérique relie R. à Isérables. La construction d'un téleski en 1950 marque les débuts de la station qui, grâce à la proximité de Verbier, connaît un bon développement. La station fait partie de la destination touristique Verbier/Val de Bagnes-La Tzoumaz-Pays du St-Bernard SA depuis 2009.


Bibliographie
– B. Monnet, Riddes, 2007

Auteur(e): Bernard Monnet