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Loèche-les-Bains

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Comm. VS, distr. de Loèche. Village à 1404 m d'altitude, au pied des hautes parois rocheuses et du col de la Gemmi. Au XXe s., un vaste ensemble d'hôtels, de bains et de chalets s'est développé autour du vieux village. 1229 Boez, plus tard Balnea, Thermae, Baden, all. Leukerbad. 557 hab. en 1850, 613 en 1900, 505 en 1950, 1431 en 2000.

Vestiges de l'époque romaine, colonisation burgonde et alémane (toponymes romans et germaniques). Avant 1798, L. (commune depuis env. 1315) formait avec la commune de Loèche l'un des tiers du dizain de Loèche. La tour de Maenchet est un vestige du Moyen Age. Au spirituel, L. fut d'abord rattaché à Loèche, puis érigé en paroisse en 1501 (église Sainte-Barbara, édifiée en 1484-1486). La nouvelle église Notre-Dame fut construite en 1864. L. a également une paroisse protestante (un dixième de la population en 2000). A la fin du XVe s., les bains jouissaient déjà d'une large renommée au sein de la Confédération. Il existe une vingtaine de sources; celle de Saint-Laurent est la plus importante (51°C). Le tourisme thermal se développa régulièrement à partir du XVIIIe s. Le village fut relié à l'Oberland bernois par le chemin muletier de la Gemmi, aménagé en 1739-1741, à la vallée du Rhône par une route aménagée au XIXe s., à Loèche par un chemin de fer inauguré en 1915 (remplacé par un service de bus en 1967). Le téléphérique de la Gemmi fonctionne depuis 1957 et celui du Torrenthorn depuis 1971. Parmi les infrastructures importantes pour le développement de L. comme lieu de cure, il faut citer l'hôtel Maison Blanche (av. 1719) et l'hôtel des Alpes (1826), ainsi que plusieurs établissements thermaux: Heilbad, Werrabad (ou Junkerbad), Armenbad (1876, appelé Volksheilbad depuis 1979), Zürcherbad. A cela se sont ajoutés la clinique de rhumatologie (1959-1961), la clinique poliomyélitique (1962) et les thermes Saint-Laurent (1993-2002). D'autre part, la Société des hôtels et bains, fondée en 1896, promut L. comme station touristique (surtout pour les sports d'hiver). Dans les années 1980 et 1990, d'énormes investissements (centre sportif, hôtel de ville, parking couvert) entraînèrent un fort endettement, en raison duquel le canton mit la commune sous tutelle partielle de 1998 à 2004. Depuis le milieu des années 1990, L. accueille chaque année un festival international de littérature.


Bibliographie
– W. Lausberg, Die Gemmi, 1977
– M. Salzmann, N. Fellmann, Leukerbad, seine Geschichte, seine medizinische Bedeutung, 1964 (31986)
– S. Andereggen, Thermen, Themen und Tourismus, 1992
– W. Meichtry, Erinnern Sie sich?, Leuk, 2002
– P. Uebersax, Erfahrungen und Lehren aus dem "Fall Leukerbad", 2005
– B. Zumofen, Die alten Badnerinnen und Badner, 2005

Auteur(e): Philipp Kalbermatter / MBA