20/03/2006 | communication | PDF | imprimer

Erschmatt

Comm. VS, distr. de Loèche, comprenant le village d'E. situé à 1230 m dans le "Sonnenberg" au-dessus de Loèche, et le mayen de Brentschen à 1540 m, probablement habité jadis toute l'année. 1328 Huers, 1357 Hoers, en patois jusqu'à nos jours Eersch. 180 hab. en 1802, 194 en 1850, 323 en 1900, 267 en 1950, 302 en 2000. Tombes de l'âge du Fer au-dessus du village (1er s. av. J.-C.) et de l'époque romaine (1er s. apr. J.-C.) à sa sortie orientale, sur le vieux chemin de l'église de Bratsch. Premiers statuts communaux en 1535. E. dépendit du dizain de Loèche jusqu'en 1798. Au spirituel, E. releva jusqu'en 1710 de Loèche et fut érigée alors en paroisse; l'église (1710-1712) fut vraisemblablement bâtie à l'emplacement d'une chapelle plus ancienne. Un pont à une arche franchit le Feschelbach près d'E.: appelé Haut pont ou pont du Diable, il est attesté pour la première fois en 1563 avec la mention "nouveau pont". A son extrémité est, une chapelle fut dressée en 1691. Le pont en béton (1966) fait partie de la route carrossable qui relie E. à la vallée du Rhône, par Loèche; construite par étapes, elle atteignait E. en 1956 déjà. La situation d'E. sur l'adret valaisan favorisa la petite paysannerie, qui s'étendait du fond de la vallée (vignes à 500 m) jusqu'à la limite des pâturages (2000 m), et combinait l'agriculture, l'élevage, l'industrie laitière et la viticulture. Les soles dites supérieure et inférieure (culture du seigle en terrasses, env. 1200-1500 m) et des jachères d'une année (assolement biennal) furent exploitées jusque dans les années 1960. Pendant des décennies, l'agriculture de montagne fut pratiquée par des paysans-ouvriers, qui complétaient leur revenu en travaillant chez Lonza à Gampel, dès 1897, chez Alusuisse à Chippis, depuis 1908 et, surtout, chez Alusuisse à Steg, dès 1963. L'agriculture devint progressivement extensive, les paysans-ouvriers devenant "paysans du dimanche". Entre-temps, les champs de céréales retournèrent à l'état de broussailles ou furent utilisés comme herbages à moutons. Le tourisme n'est que faiblement développé (en 1998, aucun hôtel, 80 résidences secondaires, dont seules 6 étaient louées à des gens de l'extérieur).


Bibliographie
– G. Budmiger, Erschmatt, 1970
– P. Jossen, Erschmatt, Bratsch und Niedergampel im Zenden Leuk, 1970

Auteur(e): Werner Bellwald / FP