15/12/2009 | communication | PDF | imprimer | 

Mase

Comm. VS, distr. d'Hérens, sur la rive droite de la Borgne (val d'Hérens), rive gauche du Rhône. M. ne comprend que le village (1345 m), dont le centre, construit en bois, est protégé. Vers 1100 villa Magis, Mage jusqu'en 1902, Mase (patois) dès 1898. 300 hab. en 1850, 359 en 1900, 347 en 1950, 207 en 2000. La seigneurie de M. (dès XIIe s.) appartint aux nobles de Conthey, de Gryon, de Bex, de La Tour-Châtillon. Ceux-ci vendirent les deux tiers de leurs droits vidomnaux au chapitre de Sion en 1290 et 1353, le dernier tiers à l'évêque en 1376. M. fut donc gérée par deux métrals et un chanoine-vidomne jusqu'en 1798. La communauté s'affirma au XIIIe s., d'où plusieurs conflits au sujet des pâturages et des limites avec Vernamiège, Nax, Saint-Martin et l'évêché. M. fit partie du dizain de Sion, de celui d'Hérémence en 1798, devenu district d'Hérens en 1815. Au militaire, elle était rattachée à la sous-bannière des IV Villes (avec Saint-Martin, Nax-Vernamiège et Bramois) dans la grande bannière de Sion du XVe s. à 1798. Paroisse mentionnée dès le XIIe s.; l'église Sainte-Marie-Madeleine (1483), attestée au XIIe s., fut transformée en 1705, 1912 et 1988; le clocher, rénové en 1986-1987, est classé monument historique. Les habitants rachetèrent les dîmes dues au chapitre (1560-1564) et à l'évêché (1588). M. vécut en quasi-autarcie durant des siècles (élevage, exploitation du bois), ne s'ouvrit au monde qu'avec l'amélioration des voies de communication (car postal en 1935) et la construction des barrages dont elle tire des redevances hydrauliques. Les communautés d'alpages ont fusionné entre 1957 et 1960. Début d'un tourisme agricole (sentier du bisse en 2002).


Bibliographie
– A. Gaspoz, J.-E. Tamini, Essai d'hist. de la vallée d'Hérens, 1935, 71-85
– F.-O. Dubuis, A. Lugon, «Les premiers siècles d'un diocèse alpin», in Vallesia, 50, 1995, 77-78

Auteur(e): Patrick Maye