28/01/2008 | communication | PDF | imprimer

Liddes

Comm. VS., distr. d'Entremont, sur la route du Grand-Saint-Bernard, comprenant plusieurs hameaux (L.-Ville, Chandonne, Fontaine, Rive-Haute, Drance, Fornex, Les Moulins, Vichères, Chez-Petit, Palasui). 1177 Leides. 1243 hab. en 1802, 1347 en 1850, 1076 en 1900, 720 en 1950, 659 en 2000. Ancienne possession de l'évêque de Sion jusqu'en 1475, puis de la Savoie. La famille d'Allinges, dont une branche prendra le nom du lieu, possédait à L. des droits seigneuriaux, qui passèrent en 1376 à Amédée VI de Savoie. La commune naît en 1228 en se séparant d'Orsières et obtient des franchises en 1308. Ses structures se modifient à la faveur des changements de régimes: République helvétique en 1798, République rhodanienne du Valais de 1802 à 1810, département français du Simplon jusqu'en 1815. En mai 1800, le passage de l'armée française de réserve occasionne des frais énormes. Diminuée et appauvrie, la population émigre. Une église, dédiée à saint Etienne puis à saint Georges, releva de la mense épiscopale, avant d'être donnée par l'évêque à la communauté du Grand-Saint-Bernard dans la seconde moitié du XIIe s. Dès le XVe s., chaque hameau possède sa chapelle. Selon un parchemin de 1228, le territoire de la paroisse se confond pratiquement avec celui de la commune. Au début du XIXe s., presque tous les habitants (90%), organisés en communautés d'alpage ou en consortages, vivent de l'agriculture et de l'industrie du bois. Une partie trouve à s'engager comme journaliers dans les communes viticoles de Martigny, Aigle et Bex. Les concessions, accordées depuis 1899 pour la construction d'installations hydroélectriques, alimentent la caisse communale. La station de Vichères-Bavon, qui a lancé le tourisme d'hiver, a été créée sous l'impulsion d'Edmond Joris.


Bibliographie
– V. Darbellay, Liddes, 1976
– Th. Lattion, L. Quaglia, Liddes à travers les âges, 1984

Auteur(e): Albano Hugon