18/01/2005 | communication | PDF | imprimer | 

Ferrière, La

Comm. BE, distr. de Courtelary. Habitat disséminé dès 1000 m, à l'extrémité nord-ouest du district, comprenant le village de La F., le hameau de La Basse-F. et de nombreuses fermes isolées. 1590 les Hautes Montagnes d'Erguël, 1749 La Ferriere ou Communauté des Montagnes de Saint-Imier. 654 hab. en 1813, 796 en 1850, 1040 en 1870, 723 en 1900, 554 en 1950, 513 en 2000. Des colons de la seigneurie de Valangin défrichèrent la région et fondèrent une commune en 1590. Reconnue par le prince-évêque de Bâle, intégrée à la seigneurie d'Erguël, celle-ci obtint une lettre de franchises, confirmée en 1623 et 1672. Pillée et incendiée durant la guerre de Trente Ans, sans forêts ni terrains communaux, elle refusait d'assumer ses devoirs au sein de la paroisse de Saint-Imier. En 1767, le prince-évêque résolut le conflit en lui remettant en fief le domaine du château d'Erguël, qu'elle acheta en 1806 et revendit à la commune bourgeoise de Sonvilier en 1828. Commune française dès 1797 (dép. du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin), La F. fut rattachée à la paroisse de Renan, dont elle dépendit jusqu'en 1861, et intégrée au canton de Berne en 1815. L'église paroissiale fut inaugurée en 1864. Grâce à l'horlogerie, la population augmenta au XIXe s. La concentration de la production entraîna un certain retour à l'agriculture (un tiers de la population active en 2000) et l'augmentation du nombre de navetteurs (plus de la moitié).


Bibliographie
– A. Daucourt, Dict. hist. des paroisses de l'ancien Evêché de Bâle, 2, 1899, 77-88 (réimpr. 1980)
– A. Moser, I. Ehrensperger, Jura bernois, Bienne et les rives du lac, 1983, 172-174

Auteur(e): Anne Beuchat-Bessire