24/01/2006 | communication | PDF | imprimer | 

Donneloye

Comm. VD, distr. d'Yverdon dès 1798, sur la rive droite de la Mentue, constituée du village et de quelques hameaux. Vers 1150 Donnolui. 80 feux en 1416, 36 en 1453; 165 hab. en 1764, 282 en 1850, 382 en 1900, 274 en 1950, 245 en 1970, 320 en 2000. D. constitua une seigneurie dès le XIIe s. A l'extinction de la famille des D. en 1380, la seigneurie fut divisée en plusieurs parties. En 1652, les Loys-Villardin parvinrent à posséder la presque totalité de la seigneurie qu'ils cédèrent en 1711 aux Bernois, déjà possesseurs d'une maison seigneuriale dans le village. Siège d'une cour de justice locale (châtellenie), D. fit partie du bailliage bernois d'Yverdon; la commune était régie par l'ensemble des communiers. L'église Notre-Dame, fondée au XIIe s. (le chapitre de Lausanne en avait la présentation, l'évêque la collation), fut transformée en 1664 et reconstruite en 1903; le portail, la chaire et une cloche de 1496 ont été conservés. La cure date de 1712. Dès la Réforme, la paroisse comprit l'annexe de Bioley-Magnoux, les villages de Mézery-près-D., Chanéaz et Prahins. Au XIXe s., D. renforça sa vocation de gros village agricole, au carrefour des routes Yverdon-Moudon et Yvonand-Bercher. Le bâtiment d'école date de 1894.


Bibliographie
– P. Aebischer, «Sur les noms de lieu composés de "domus" et d'un vocable hagiographique et singulièrement sur "Donneloye" et "Donatyre"», in RHS, 1936, 37-63
– H. Herzig, L. Vuille, Yverdon et son district raconté par la carte postale (1895-1925), 1982
– M. Fontannaz, Les cures vaudoises, 1986, 119-123

Auteur(e): Philippe Heubi