Luins

Comm. VD, depuis 2006 distr. de Nyon, dans le vignoble de La Côte, comprenant le village-rue de L., le hameau de Combes, plusieurs maisons isolées et une partie de l'ancienne comm. du Vernay. 1115 Luins. 154 hab. en 1764, 180 en 1850, 266 en 1900, 231 en 1950, 226 en 1980, 322 en 2000. Lors du partage de la seigneurie de Prangins, vers 1234, la branche de Cossonay reçut L., qui devait la fournir en vin. En 1398, Jeanne de Cossonay accorda des franchises à L., qui passa ensuite aux seigneurs de Mont-le-Vieux, puis à la famille de Watteville (XVIIe s.). L'église Saint-Pierre (citée dès le XIIe s., reconstruite en 1674, restaurée en 1896-1897 et 1952-1953) appartenait au prieuré de Payerne. Après la Réforme, elle devint une annexe de Begnins. A l'époque bernoise, L. dépendait du bailliage de Nyon, mais la justice était rendue à Rolle où le village envoyait un justicier. La commune était régie par un Conseil de six membres. La commune fit partie du district de Rolle de 1798 à 2006. Château (XVIIe-XVIIIe s.) bâti avec des matériaux du bourg médiéval. Regroupement scolaire avec Vinzel (fin du XIXe s.). Remaniement parcellaire dès 1929. Bien que traversée par l'autoroute Genève-Lausanne, la commune de L. est restée viticole et agricole tout en connaissant un développement résidentiel.


Bibliographie
Luins par ses habitants, 1988
– M. Grandjean, Les temples vaudois, 1988, 95-96

Auteur(e): Germain Hausmann