08/01/2003 | communication | PDF | imprimer

Essertes

Comm. VD, distr. d'Oron dès 1798, comprenant les hameaux de Bretonnaire et des Clos, à la frontière entre Vaud et Fribourg, dans le Jorat. Le village-rue est situé sur la route Vevey-Moudon et son raccordement à Oron-la-Ville. 1154 terram de Sartis, 1271 de Essertes. 1 feu en 1271, 20 en 1680, 32 en 1755, 186 hab. en 1764, 167 en 1798, 197 en 1850, 205 en 1870, 162 en 1900, 142 en 1950, 116 en 1970, 259 en 2000. Un menhir du Néolithique, redressé en 1996, le plus grand répertorié en Suisse (5,6 m de haut), servit de borne-frontière depuis le XVIe s. au moins. Au milieu du XIIe s., le seigneur de Palézieux et plusieurs de ses hommes donnèrent à l'abbaye bénédictine de Hautcrêt des terres sises à E. Ces dons furent confirmés en 1154 par l'évêque de Lausanne, en 1162 par le comte Amédée de Genève. En 1271, Pierre de Palézieux concéda à Hautcrêt et aux habitants d'E. les droits d'usage dans ses bois du Jorat et de pâturage sur ses novalles (terres défrichées). Le village se développa autour d'une grange appartenant à l'abbaye, attestée dès 1180. Sous le régime bernois, E. fit partie de 1557 à 1798 du bailliage d'Oron. En 1814, les villages d'E., Châtillens et Les Tavernes se séparèrent et formèrent chacun une commune. Au spirituel, E. a toujours relevé de Châtillens, sauf de 1897 à 1904 (suffragance pastorale de Servion).  E. eut une école dès 1734; le bâtiment du collège date de 1848. E. est restée une commune agricole (lait et cultures). Station d'épuration (1974).


Bibliographie
– «Chron. archéol.», in RHV, 1997, 219-221

Auteur(e): Olivier Frédéric Dubuis