21/11/2005 | communication | PDF | imprimer

Gland

Comm. VD, distr. de Nyon. Village groupé sur un terrain plat entre le lac Léman et le coteau de la Côte. 994-1049 de Glans. 324 hab. en 1764, 425 en 1850, 676 en 1900, 1180 en 1950, 2404 en 1970, 9663 en 2000. Un village lacustre de l'âge du Bronze a été découvert près de la Dullive et une tombe laténienne avec mobilier à La Lignière. Une douzaine de sites romains (villae, tuilerie, nécropoles, trésor du début du IVe s., trois routes) rappellent la proximité de la Colonia Iulia Equestris (Nyon). Quatre nécropoles burgondes ont été mises au jour. Au Moyen Age, G. fait partie de la seigneurie de Prangins, avec des alleux appartenant à une famille locale, disparue en 1550, et aux Gingins. Les Bernois placent le village dans le bailliage de Nyon. En 1673, Marcins (dont la famille noble est connue dès le XIIe s.), jusqu'alors indépendant, lui est rattaché. Au XVIIIe s., la commune est dirigée par un conseil de neuf membres. Malgré sa pauvreté, elle accepte de nombreux nouveaux bourgeois, parmi lesquels quelques réfugiés huguenots. Au spirituel, G., dépendant longtemps de Vich (sauf de 1671 au début du XVIIIe s.), est actuellement siège de la paroisse G.-Vich-Coinsins, avec un temple (1968) et une église catholique (1973). La création de la gare sur la ligne Lausanne-Genève en 1858 amorça un premier développement. De 1906 à 1954, un tramway relie G. à Begnins. Situé à équidistance de Lausanne et de Genève, G. profita pleinement de la construction de l'autoroute en 1964. Aux grandes industries qui s'y sont d'abord implantées (Philips), ont succédé des PME ou des entreprises du tertiaire. Le WWF et l'Union mondiale pour la nature y ont leur siège. Citons encore une clinique (cardiologie, diabétologie) et un producteur de produits diététiques à La Lignière.


Bibliographie
– F. Schneiter, Hist. de Gland, 1957
– E. Caboussat, Gland, 1987

Auteur(e): Germain Hausmann