11/07/2007 | communication | PDF | imprimer | 

Genolier

Comm. VD, distr. de Nyon dès 1798. Village groupé situé sur la route Nyon-Arzier. 1110 Genolliacum. 247 hab. en 1764, 315 en 1850, 366 en 1900, 275 en 1950, 1494 en 2000. Vestiges romains (fonderie, scories de verre), nécropoles du haut Moyen Age. Le village est, au Moyen Age, une coseigneurie de la famille de Prangins et des sires de Mont, lesquels se font appeler seigneurs de G., construisent un château en 1210 et affranchissent leurs sujets en 1221. Dès 1528, G. appartient exclusivement aux seigneurs de Prangins avant de passer, après divers propriétaires, aux mains du seigneur de Coinsins (1725). Sous le régime bernois, le village est intégré au bailliage de Nyon (1536-1798); il est administré à la fin du XVIIIe s. par un conseil de huit membres. L'église, consacrée à Notre-Dame, appartient dès 1110 à l'abbaye de Saint-Claude (Jura français), qui y fonde un petit prieuré, mentionné dès 1184, dont le développement est entravé par l'éloignement de l'abbaye-mère d'une part, la proximité de Bonmont et de la chartreuse d'Oujon d'autre part. Dès la fin du XIIe s., les revenus de G. sont rattachés à la sacristie, puis, dès 1384, à la mense abbatiale et capitulaire de Saint-Claude. Ils provenaient pour les deux tiers des dîmes de la paroisse et de possessions sises à G. et à Givrins. A la Réforme, l'église devient une annexe de Vich, pour être à nouveau le centre d'une paroisse, qui comprend aussi Givrins, en 1840. Implantation dès le Moyen Age de plusieurs moulins, débouchant plus tard sur une véritable industrie (fabrique d'armes au XVIIe s., huilerie, caisserie dès le XIXe s.). Inauguration d'une gare sur la ligne de chemin de fer Nyon - Saint-Cergue en 1916. Dès 1970, la construction de nombreuses villas fait de la localité une commune périurbaine (en 2000, trois quarts des actifs sont des navetteurs). Une clinique privée se consacre dès 1974 au traitement des maladies cardio-vasculaires. L'établissement scolaire de G. et environs regroupe les communes d'Arzier, G., Givrins, Saint-Cergue et Trélex.


Bibliographie
– G. Rochat, Hist. de Genolier, 1973
HS, III/1, 724-729
– G. Daghini et al., Mémoire collective et urbanisation, 2 vol., 1987-1988
– E. Caboussat, Genolier, 1997

Auteur(e): Germain Hausmann