• <b>Châteaux</b><br>Bataille de Dornach, xylographie anonyme coloriée, vers 1500 (Kunstmuseum Basel, Kupferstichkabinett, photographie Martin Bühler). Le graveur a évoqué simultanément les diverses phases de la bataille. Cette mise en scène ne l'a pas empêché d'apporter une grande précision dans les détails; les châteaux de Reichenstein, de Birseck et de Dorneck témoignent d'un souci de réalisme qui innove par rapport au schématisme des représentations antérieures.
  • <b>Châteaux</b><br>La résidence du seigneur de Maur dessinée en 1750 par  Hans Conrad Nözli,   eau-forte de  David Herrliberger  publiée en 1754 dans sa <I>Neue und vollständige Topographie der Eydgnoßschaft</I> (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv). Construit sur les vestiges d'une tour du XIII<SUP>e</SUP> siècle, le château fut complété à la fin du XV<SUP>e</SUP> siècle et réaménagé au XVIII<SUP>e</SUP> siècle avec un jardin d'agrément baroque. Au premier plan, le dessinateur H. C. Nözli et son commanditaire, David Herrliberger, seigneur de Maur depuis 1749.

Châteaux

Au-delà de sa fonction militaire première, qui le rapproche des autres formes de fortifications, le château médiéval (ou château fort selon l'expression créée en 1835) servait de résidence aux membres de la noblesse, formait un centre juridique et économique dans le système seigneurial et symbolisait architecturalement le rang, la puissance et le pouvoir légitime de son propriétaire. Dans les sources latines, il est appelé castrum, parfois castellum, d'où le castello italien, fortalicium ou munitio; en allemand Burg, et dès le XIIIe s. Schloss, Haus ou Feste. La terminologie germanique actuelle distingue entre Burg (château fort médiéval) et Schloss (château moderne, sans caractère défensif marqué), même si la tradition associe le nom de Schloss à certains châteaux forts (par exemple Schloss Wildenstein).

1 - Historiographie

Au XIXe s., les châteaux forts éveillèrent l'intérêt des historiens qui s'occupèrent surtout des aspects militaires et juridiques de leur histoire et délaissèrent l'histoire de l'art et la sauvegarde des monuments historiques (Conservation des monuments historiques); ils restèrent longtemps l'apanage des chercheurs locaux. L'un des premiers spécialistes fut Albert Naef, qui étudia le château de Chillon vers 1900, le restaura et le reconstitua. Depuis 1927, l'Association suisse pour la conservation des châteaux et des ruines soutient des travaux d'étude et de restauration. Les méthodes archéologiques, employées pour la première fois à Hallwyl en 1911-1916, ne se généralisèrent qu'après 1950, mais aujourd'hui la Suisse est l'un des pays qui les maîtrisent le mieux.

Auteur(e): Werner Meyer / PM

2 - Les sources

Apparaissant au Xe s., les documents écrits sont rares avant le XIIIe. La première mention (de même que les bâtiments visibles) est souvent bien postérieure à la fondation, qu'il faut dater grâce à l'archéologie. Dans beaucoup de cas, il n'existe aucun document écrit; le nom et le propriétaire restent incertains. Jusqu'au XVe s., les documents figurés (sceaux, miniatures, dessins du château de Fracstein) sont schématiques; le réalisme apparaît vers 1500 dans une gravure représentant la bataille de Dornach. Les nombreuses légendes, qui évoquent pour la plupart de méchants seigneurs et des trésors enfouis, n'ont généralement aucune valeur historique.

<b>Châteaux</b><br>Bataille de Dornach, xylographie anonyme coloriée, vers 1500 (Kunstmuseum Basel, Kupferstichkabinett, photographie Martin Bühler).<BR/>Le graveur a évoqué simultanément les diverses phases de la bataille. Cette mise en scène ne l'a pas empêché d'apporter une grande précision dans les détails; les châteaux de Reichenstein, de Birseck et de Dorneck témoignent d'un souci de réalisme qui innove par rapport au schématisme des représentations antérieures.<BR/>
Bataille de Dornach, xylographie anonyme coloriée, vers 1500 (Kunstmuseum Basel, Kupferstichkabinett, photographie Martin Bühler).
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Auteur(e): Werner Meyer / PM

3 - Château fort et seigneurie

Bien qu'ils n'aient jamais été tous occupés en même temps, quelque 2000 châteaux forts ont été construits en Suisse entre le Xe et le XVe s., en majorité au XIIIe et la plupart avant 1350. Leur édification est étroitement liée à la formation des seigneuries. Dans le système seigneurial, ils reprirent dès le Xe s. les fonctions centrales qu'exerçaient les grands domaines du haut Moyen Age (Régime domanial). Ces derniers furent souvent remplacés par un château sis à l'écart du village ou transformés en château fort. Beaucoup de châteaux sont nés dans le cadre des entreprises seigneuriales de grands défrichements.

Les premiers maîtres d'œuvre furent des familles de comtes et de barons, imités de plus en plus, dès le XIIe s., par la petite noblesse urbaine et campagnarde (chevaliers, écuyers, ministériaux), tantôt sur des alleux qu'elle avait fait défricher, tantôt sur des terres tenues en fief. Le droit d'élever des fortifications étant un privilège royal, passé ensuite aux détenteurs de la suzeraineté, ceux-ci prirent le contrôle de la construction des châteaux (Seigneurie territoriale), dès le XIIIe s. en terres savoyardes, dès le XIVe dans le reste de la Suisse, les utilisant, notamment dans les zones frontalières contestées, comme centres administratifs, résidences de baillis (Bailliages) ou de châtelains. Beaucoup de fondations, peu viables, restèrent inachevées, comme Loppburg dans la commune de Hergiswil (NW), d'autres échouèrent par impossibilité de réunir ou d'acheter les terrains nécessaires.

Auteur(e): Werner Meyer / PM

4 - Fonctions principales

Le château fort remplit toutes sortes de fonctions. La plus évidente est militaire, d'ordre purement défensif: il s'agit de protéger les habitants du château, les biens qu'ils y ont déposé et les droits seigneuriaux afférents. En temps de guerre, les ouvrages de grande taille servent aussi de refuge pour les sujets. L'efficacité défensive variait fortement selon la topographie, le type de construction, l'importance de la garnison et de l'armement. En Suisse, la plupart des châteaux n'étaient pas en mesure de résister à un siège poussé; ils ne dominaient ni tactiquement ni même stratégiquement la région environnante; à l'exception de Bellinzone et peut-être de Saint-Triphon, aucun n'aurait pu accueillir un contingent efficace.

L'archéologie atteste clairement la fonction résidentielle. Un château de taille moyenne abritait quinze à vingt-cinq personnes (famille du châtelain, domestiques, quelques hommes d'armes). On repère des cuisines, des salles de séjour (dites "chauffoirs" si elles possèdent une cheminée ou un poêle), des chambres à coucher, des caves à provisions.

L'aspect imposant dû aux dispositifs défensifs contribuait aussi à la fonction de représentation. Dans les grands ouvrages, on trouvait des salles de réception (les fameuses "salles des chevaliers"), mais seuls les seigneurs du plus haut rang faisaient bâtir une aile palatiale imitant les résidences impériales.

Les châteaux forts avaient un rôle économique, difficile à saisir dans les sources écrites. Les fouilles révèlent une intense activité agricole, destinée tant à la consommation directe qu'à la vente: champs, jardins, vignes et surtout élevage (bœufs, porcs, chèvres, moutons, chevaux). Une production artisanale (travail du fer entre autres) se développa sur quelques grands sites, mais disparut au XIIIe s. face à la concurrence des villes.

En revanche, les sources écrites renseignent presque seules sur les fonctions administratives, liées à l'exercice de la seigneurie foncière, des droits de péage, de conduite et de douane. De là naissent presque tous les conflits - militaires ou judiciaires - qui se jouent autour des châteaux. Même à une ruine peuvent rester attachés des droits, qui font sa valeur.

La fonction religieuse n'est pas attestée partout, seuls les plus grands châteaux avaient leur chapelle, indépendante ou intégrée au logis. Quelques églises paroissiales s'élèvent intra-muros, surtout en Rhétie, où l'on admet qu'il s'agit de fondations du haut Moyen Age (par exemple à Hohenrätien). Un rôle particulier revient aux églises fortifiées du bas Moyen Age, conçues pour servir de refuge à la population (Muttenz), et aux établissements des ordres de chevalerie, à la fois couvents et châteaux forts.

Auteur(e): Werner Meyer / PM

5 - Onomastique

Les premiers châteaux portent souvent le nom de la localité la plus proche (Pfeffingen), de même que, plus tard, ceux qui s'élèvent dans une ville (Frauenfeld) ou un village, particulièrement en Suisse latine (Miécourt, Giornico). En pays germanophone, on recourt volontiers à des noms composés en -burg (francisé en - bourg), -berg, -fels, -stein, -eck/-egg, -au, -see, -werd; -burg et -berg sont synonymes; le premier, plus rare que le second avant le XVe s. (Frobourg, Kibourg), le supplante ensuite (Löwenberg devient Löwenburg). Quant au premier élément du nom composé, d'un grand intérêt pour l'histoire culturelle, il évoque soit d'anciens toponymes (Farnsberg), soit la civilisation chevaleresque: la chasse (Falkenstein: le faucon), le blason (Gilgenberg: le lis), la vie sans souci (Freudenberg, Frobourg: la joie); il cherche à inspirer le respect, voire la crainte (Starkenstein: le fort; Wildenstein: le sauvage). Après de grands travaux ou avec un nouveau propriétaire, le nom peut changer (Bello devient Thierstein).

Auteur(e): Werner Meyer / PM

6 - Les châteaux dans les villes

On trouve généralement à la périphérie des villes neuves des XIIe-XIVe s., comme à Diessenhofen, Regensberg, Romont (FR), un château fort, siège du seigneur de la ville ou de son représentant. L'avant-cour peut, grâce à l'octroi de franchises, se développer et devenir une petite ville (Bellinzone, Saillon, Werdenberg). Dès le XIIe s., les résidences souveraines, comme Berthoud, Neuchâtel, Rapperswil (SG), ou épiscopales (Coire, Porrentruy, Sion) sont toutes liées à une ville. La noblesse urbaine, quelque peu rétive au contrôle du seigneur de la ville, édifiait à l'intérieur des murs des maisons fortes (tours familiales). Certaines petites villes, comme Laufon et Liestal, avaient le caractère d'un grand château à cause des nombreux chevaliers qui devaient participer à leur défense, en raison des fiefs qu'ils détenaient.

Auteur(e): Werner Meyer / PM

7 - Evolution architecturale du Xe au XIVe siècle

Le morcellement culturel de la Suisse médiévale entraîne de grandes différences régionales, renforcées par les conditions naturelles (paysages, matériaux de construction). Quelques châteaux, généralement en plaine, se dressent sur une île, dans un marais ou un étang artificiel (château à douves), mais la majorité sont perchés sur une hauteur ou au sommet d'une falaise. En montagne, on en trouve dans des grottes (Casa dei Pagani).

Sauf dans des situations topographiques extrêmes, des dispositifs (fossés, douves, murs) défendaient les abords du château. Le type primitif, en terre et en bois, souvent érigé sur une butte artificielle (motte), se trouvait surtout en Suisse alémanique. Il disparut au cours des XIIe-XIIIe s., remplacé par les murs de maçonnerie, dont les premiers exemples datent des environs de l'an mille (Frobourg). En Rhétie et au Tessin, peut-être aussi en Suisse romande, la construction en pierre s'est maintenue sans interruption depuis l'Antiquité.

Les formes monumentales, partiellement inspirées de l'architecture palatiale, s'imposèrent aux XIe-XIIe s. La pierre servait à réaliser d'une part l'enceinte fortifiée (et les murs-boucliers derrière lesquels se cachaient bâtiments d'habitation et communs), d'autre part les bâtiments principaux ou de prestige, souvent en forme de tour, servant à la défense et à l'habitation (tour maîtresse, donjon, logis, palais). La tour maîtresse circulaire domine dès le XIIIe s. dans la zone d'influence savoyarde. L'espace s'organise horizontalement, mais aussi verticalement (écuries au rez, logements aux étages supérieurs, par exemple). En Suisse, la plupart des ouvrages appartiennent à la catégorie du petit château, comprenant essentiellement une enceinte, un corps principal et des communs placés à l'intérieur ou à l'extérieur de l'enceinte. Pour l'approvisionnement en eau des sites de hauteur, on utilise dès les XIe-XIIe s. des citernes, plus rarement des puits. Parmi les formes typiques, citons le plan rectangulaire avec tours d'angle des comtes de Savoie dit "carré savoyard" (Grandson, Yverdon), les tours d'habitation massives des Zähringen, qui correspondent aux donjons du nord de la France, et l'emploi de blocs erratiques (mégalithes) dans la zone d'influence des comtes de Kibourg. L'appareil à bossage, caractéristique de l'époque des Hohenstaufen, se rencontre surtout sur le Plateau molassique (Kasteln près d'Alberswil, Kibourg), la brique aux alentours de l'abbaye de Saint-Urbain, qui en fabriquait (Berthoud), et en Suisse romande (Vufflens). Aux XIIIe et XIVe s., des transformations améliorent tant le confort du logis que les qualités défensives (tours de flanquement, tours d'entrée, lice soit enceinte double, crénelage surélevé). Certains ouvrages sont désaffectés, partiellement comme le château de Habsbourg dont les fonctions sont réduites, ou totalement, après avoir perdu leur rôle de centre d'une seigneurie (Montsalvens).

Auteur(e): Werner Meyer / PM

8 - Le bas Moyen Age

Entre le XIVe et le XVIe s., 75% des châteaux forts de Suisse alémanique, italienne et rhéto-romanche ont été abandonnés. En Suisse romande ils se maintinrent mieux, mais perdirent en général leur caractère de forteresse. Les causes de ce phénomène sont à la fois politiques, économiques, militaires, sociales et culturelles, mais l'abandon définitif est rarement dû à la guerre ou aux catastrophes naturelles (tremblement de terre de Bâle en 1356), encore moins aux imaginaires destructions telles que les rapportent les mythes fondateurs. Souvent l'ancienne ferme du château continuait d'en cultiver les terres. Dans la nouvelle organisation territoriale du bas Moyen Age, les châteaux qui restèrent habités furent transformés soit en sièges administratifs (résidences des baillis), soit en manoirs privés sans droits seigneuriaux. De riches bourgeois avides de titres et d'armoiries reprirent des châteaux désaffectés. Quelques châteaux à douves proches des villes accueillirent des manufactures échappant aux règles corporatives. L'emploi des armes à feux exigeait des travaux d'adaptation qui, sauf exceptions (Mesocco, Montvoie, Morges), ne furent pas poussés à leur terme.

Auteur(e): Werner Meyer / PM

9 - Les châteaux de l'époque moderne

La situation politique, sociale et économique de la Suisse ne prédisposait pas à l'édification de grands châteaux monumentaux de style Renaissance, baroque ou rococo, mis à part les résidences des princes-évêques à Coire et Porrentruy et le palais du prince-abbé de Saint-Gall. Les autorités cantonales se montraient économes et modestes pour leurs sièges baillivaux, qu'il s'agisse de bâtiments rénovés (ce qui a préservé beaucoup d'éléments médiévaux) ou neufs (Lottigna, Blankenburg). En revanche, les élites campagnardes et surtout le patriciat urbain ont édifié, selon l'état de leur fortune, beaucoup de belles demeures de campagne. En Suisse centrale, l'impulsion vint des familles enrichies et anoblies grâce au service étranger (palais Freuler à Näfels, A Pro à Seedorf, Altishofen). Dans les bailliages tessinois, les manoirs appartenaient soit à des détenteurs de charges originaires des cantons souverains, comme les Beroldingen (Magliaso, villa Favorita à Lugano) ou les A Pro (Ca' di Ferro à Minusio), soit à des notables locaux comme les Marcacci (Brione dans la Verzasca). En Suisse occidentale, la possession d'un domaine avec château était de règle dans la bonne société. Dès le XVIIIe s., des industriels se mirent aussi à construire des maisons de prestige à la campagne (Ebenrain à Sissach).

<b>Châteaux</b><br>La résidence du seigneur de Maur dessinée en 1750 par  Hans Conrad Nözli,   eau-forte de  David Herrliberger  publiée en 1754 dans sa <I>Neue und vollständige Topographie der Eydgnoßschaft</I> (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv).<BR/>Construit sur les vestiges d'une tour du XIII<SUP>e</SUP> siècle, le château fut complété à la fin du XV<SUP>e</SUP> siècle et réaménagé au XVIII<SUP>e</SUP> siècle avec un jardin d'agrément baroque. Au premier plan, le dessinateur H. C. Nözli et son commanditaire, David Herrliberger, seigneur de Maur depuis 1749.<BR/><BR/>
La résidence du seigneur de Maur dessinée en 1750 par Hans Conrad Nözli, eau-forte de David Herrliberger publiée en 1754 dans sa Neue und vollständige Topographie der Eydgnoßschaft (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv).
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On s'inspira jusqu'au XVIIe s. de l'architecture militaire, en utilisant les tours, créneaux, encorbellements et meurtrières comme éléments décoratifs. Dès 1700, les modèles italiens et français (Versailles) s'imposèrent de plus en plus; ils impliquaient l'aménagement d'un jardin. Beaucoup de bâtiments médiévaux, parfois en ruine, furent transformés (Bottmingen, Jegenstorf) ou refaits (Mauensee). Il n'est pas rare que le château moderne s'élève sur le site de l'avant-cour médiévale (Pleujouse, Trostburg) ou à proximité, dans un endroit plus facile d'accès (Aesch BL succédant à Pfeffingen, Schwarzenburg à Grasbourg). Les nouvelles fondations, plus fréquentes en Suisse romande, s'accrurent à partir du XVIIe s. Avec les châteaux de style Empire du début du XIXe s. (Arenenberg) s'achève une tradition architecturale qui remontait au Moyen Age. Les tentatives romantiques et historicistes de ranimer aux XIXe et XXe s. les formes médiévales, notamment sous l'aspect de fausses ruines, n'ont guère fait école en Suisse; citons Neu-Habsburg, Reichenstein (BL), Schadau, Vaumarcus.

Auteur(e): Werner Meyer / PM

Références bibliographiques

Bibliographie
– M. Schmid et al., Graubündens Schlösser und Paläste, 4 vol., 1969-1987
– E. Clemente, «Castelli e torri della Svizzera italiana», in BSSI, 1974, 5-46, 95-143, 147-181
– W. Meyer, E. Widmer, Châteaux forts de Suisse, 1978 (all. 1977)
Carte des châteaux de la Suisse, 4 feuilles, 1978-1985
– O.P. Clavadetscher, W. Meyer, Das Burgenbuch von Graubünden, 1984
– B. Andenmatten, D. de Raemy, dir., La maison de Savoie en Pays de Vaud, cat. expo. Lausanne, 1990
– W. Meyer, «Die Eidgenossen als Burgenbrecher», in Gfr., 145, 1992, 5-95
– T. Bitterli-Waldvogel, Schweizer Burgenführer, 1995 (avec bibliogr.)
– A. Paravicini Bagliani et al., dir., Les pays romands au Moyen Age, 1997, 487-508
– «Châteaux de l'historicisme», in A+A, 51, 2000, cah. 2