Landsturm

Terme allemand utilisé dans toute la Suisse, landsturm désigna jusqu'à 1995 une classe d'âge de l'armée et était l'équivalent de ce que les Français appelaient armée territoriale. Dans les armées cantonales, jusqu'en 1848, le landsturm comprenait les hommes n'appartenant ni à l'élite ni à la landwehr. Ils n'étaient mobilisés qu'en cas d'invasion, ce que fit Fribourg pendant la guerre du Sonderbund en 1847. En 1886, des formations de landsturm furent recréées, armées ou non armées (Service complémentaire); elles comptaient 20 000 hommes âgés de 17 à 50 ans, astreints à des cours depuis 1894. En cas de service actif, ils construisaient des fortifications, remplissaient des tâches territoriales, des missions de garde et de couverture au début d'une mobilisation, en particulier dans la zone frontière. Dès 1907, le landsturm comprit les hommes âgés de 41 à 48 ans, après leur passage en élite et en landwehr. Ils furent intégrés avec l'élite et la landwehr dans les brigades frontière créées en 1938; le landsturm assuma également la garde d'infrastructures dans l'Armée 61. La classe d'âge fut modifiée en 1947 (49 à 60 ans) et en 1960 (43 à 50 ans). L'Armée 95 a supprimé les classes d'âge et donc le landsturm (175 000 hommes à cette date).


Auteur(e): Hervé de Weck