No 43

Salis, Johann Ulrich von (Soglio)

baptême 18.3.1790 à Coire, décès 27.4.1874 à Coire, prot., de Coire. Fils de Daniel ( -> 15). Frère d'Eduard ( -> 18). Neveu de Johann Ulrich ( -> 42). ∞ Margaretha Jakobea von S.-Seewis, sa cousine, fille de Johann Gaudenz ( -> 39). Officier dans la milice grisonne (1809) et au service de Bavière, dans la cavalerie légère du régiment du prince héritier (1812), S. participa en 1813-1814 à la campagne des Alliés contre Napoléon. Capitaine (1815) et major (1824) dans un régiment suisse au service de Hollande, il s'engagea après sa dissolution (1829) dans l'armée nationale hollandaise, devint lieutenant-colonel en 1831, colonel en 1834, major-général en 1839, année où il démissionna et revint en Suisse. Colonel à l'état-major fédéral (1841), il commanda en 1844 une intervention en Valais contre des membres de la Jeune Suisse. A la fin d'août 1847, il fut démis de ses fonctions de chef de l'état-major général à cause de ses sympathies pour le Sonderbund. De confession protestante, il prit à contrecœur le commandement de l'armée du Sonderbund en octobre 1847. Celle-ci, malgré le courage et l'énergie dont il fit preuve, partait vaincue d'avance, car elle disposait d'un encadrement politiquement et militairement divisé et était en infériorité stratégique et matérielle face à l'armée fédérale du général Dufour. S. lui-même en était conscient et il qualifia la campagne, après coup, de "tragédie". Après la défaite, il vécut à Bergame, au Tyrol du Sud et à Munich. Bien qu'une accusation de haute trahison ait été lancée contre lui, on ne lui fit pas de procès, afin de favoriser la réconciliation nationale. A partir de 1855, il se retira à Coire. Chevalier de l'ordre russe de Saint-Vladimir.


Oeuvres
Einige Blätter aus der Brieftasche eines eidgenössischen Offiziers, s.d.
Bibliographie
– A. Winkler, «Johann Ulrich v. Salis-Soglio und Eugen v. Philippsberg», in RHS, 9, 1929, 29-70 (correspondance)
– A. von Sprecher, Stammbaum der Familie von Salis, 1941, tableaux 20/2, 26/12
– E. Bucher, Die Geschichte des Sonderbundskrieges, 1966, 310
L'Etat-major, 3, 514

Auteur(e): Adolf Collenberg / PM