12/07/2007 | communication | PDF | imprimer

Göldli

Famille de banquiers zurichois. Heinrich (décès1435) quitta Pforzheim (Bade) pour Zurich au début du XVe s. et obtint la bourgeoisie de la ville en 1405. Il avait vraisemblablement émigré à la suite d'un différend avec le margrave Bernard de Bade au sujet d'une dette. Heinrich fit ériger, en 1413, la chapelle funéraire familiale dans le cloître du Grossmünster (détruite en 1565). Les G. furent admis avant 1468 dans la Konstaffel et, au XVe s., ils comptaient parmi les familles les plus riches et les plus puissantes de Zurich et détenaient également, tel Roland ( -> 6), des charges importantes au sein de l'Eglise. Au XVIe s., ils vivaient noblement. Représentés six fois au Petit Conseil de 1444 à 1572, ils atteignirent leur apogée sur le plan politique lorsque Heinrich ( -> 2) fut nommé bourgmestre. Les G. étaient les principaux adversaires de Hans Waldmann; pour cette raison, leurs activités politiques furent objet de controverses parmi les historiens, à l'instar du jugement très diversifié porté sur Waldmann. Après la destitution de Heinrich par Waldmann, puis surtout après la Réforme, la puissance des G. s'effondra. Mercenaires et titulaires de diverses prébendes ecclésiastiques, la plupart des G. étaient d'ardents catholiques. Nombre d'entre eux quittèrent Zurich, pour se rendre notamment à Lucerne ou Rapperswil (SG), où fut actif Heinrich ( -> 3). Après la Réforme, la famille ne compta plus qu'un seul membre du Petit Conseil, Hans (décès1572). Aux XVe et XVIe s., les G. comptèrent onze baillis (cinq Landvögte, dont trois à Greifensee au XVe s., et six Obervögte) et deux baillis impériaux, dont Lazarus ( -> 5). Ils possédaient le Wellenberg, acheté par Heinrich en 1410 et appelé également tour Göldli, la maison Göldli (ou maison jaune) et les châteaux forts de Werdegg, Dübelstein (près de Dübendorf) et Rohr (près de Rümlang). Certains G. furent d'importants chefs militaires. A la bataille de Kappel en 1531, les frères Kaspar ( -> 4) et Georg ( -> 1) étaient dans les camps opposés. La lignée zurichoise des G. s'éteignit avec Beat Rudolf (1624-1677).


Bibliographie
– E.A. Göldli, Göldi-Göldli-Göldin, 1902
– E. Gagliardi, Dokumente zur Geschichte des Bürgermeisters Hans Waldmann, 1911
– A. Rosenberger, Die Familie Göldli in Zürich, 1930
– B. Kirchgässner, «Heinrich Göldli», in Aus der Stadt- und Wirtschaftsgeschichte Südwestdeutschlands, 1975, 97-109

Auteur(e): Katja Hürlimann / AN