12/01/2010 | communication | PDF | imprimer

Mex (VD)

Comm. VD, distr. du Gros-de-Vaud. Le village est coupé de la zone villas des Esserts par l'autoroute A1. 1154 Mais. 14 feux en 1416, 10 en 1453, 18 en 1764, 140 hab. en 1798, 233 en 1850, 198 en 1900, 191 en 1950, 271 en 1980, 547 en 2000. Vestiges (tuiles et céramiques) de probables établissements romains. Dès le Moyen Age, M. se trouve sur la route Lausanne-Jougne. Au XIVe s., la seigneurie (mentionnée dès 1154) fut divisée en deux fiefs, à nouveau réunis à la fin du XVe s. La maison forte (actuel château d'en bas) dépendait en fief et hommage-lige du seigneur de Cossonay. Les Charrière furent seigneurs de M. de 1585 à 1798; au XVIIIe s., Salomon et Catherine de Charrière firent de leur résidence (château d'en haut) un centre de la vie mondaine lausannoise. De 1475 à 1798, M. fit partie du bailliage commun d'Orbe-Echallens, de 1798 à 2006 du district de Cossonay. L'église Sainte-Marie-Madeleine, paroissiale selon le pouillé de 1228, ne devint protestante qu'en 1570, lorsque les chefs de famille se prononcèrent à la majorité pour la Réforme (vote du plus). Elle fut l'annexe des paroisses de Penthaz, puis de Vufflens-la-Ville (1711-1845 et dès 1852) et de Crissier (1846-1851); le temple fut reconstruit en 1580-1582. Aménagement d'une zone industrielle intercommunale avec Vufflens-la-Ville et Villars-Sainte-Croix (1974), construction de la maison de commune (1983) et restauration du collège (1985). Autrefois commune agricole, M. est devenue résidentielle, la majorité de la population travaillant dans l'agglomération lausannoise.


Bibliographie
– M. Grandjean, Les temples vaudois, 1988, 86-87

Auteur(e): François Béboux